Réouverture des secteurs non-essentiels : le respect des protocoles restera, lui, essentiel !

Réouverture des secteurs non-essentiels : le respect des protocoles restera, lui, essentiel !

La réouverture des commerces non-essentiels était attendue et même espérée par des pans entiers de notre économie. Derrière chaque magasin, il y a en effet quantité d’autres acteurs qui sont impliqués et d’emplois directs et indirects qui sont concernés : les producteurs de matières premières, les fabricants, les distributeurs, les grossistes, les fournisseurs, les transporteurs, etc.

En décidant de leur réouverture, les autorités politiques des entités fédérale et fédérées représentées au sein du Comité de Concertation ont pris conscience qu’il s’agissait d’une mesure destinée aux petites ou très petites entreprises, c’est-à-dire celles qui représentent la plus grande part de notre tissu économique

Les commerces essentiels et non-essentiels, si l’on inclut l’Horeca, représentent en effet 13,4% du PIB wallon, soit plus du 1/8e du total. En termes d’emploi, avec 16%, la proportion est de 1/6e. C’est donc tout sauf négligeable !

C’est le retour à un confinement partiel, la limitation des interactions sociales et le maintien du respect des gestes barrières qui ont permis une baisse suffisante des indicateurs de santé, préalable aux décisions de ce vendredi. C’est ce même respect des gestes barrières qui permettra de réussir cette nouvelle étape dans le déconfinement, aussi bien dans les magasins qu’à l’extérieur de ceux-ci. Il y va de la responsabilité de tous de les respecter et de les faire respecter de manière stricte, dans le cadre des protocoles qui ont été négociés entre les autorités et les partenaires sociaux. Ceci afin d’éviter un relâchement synonyme de troisième vague. Assouplissement ne signifie pas déconfinement !

Malheureusement, la situation sanitaire ne permet pas encore la réouverture de la totalité des secteurs. L’UWE le regrette, mais tient à leur témoigner toute sa solidarité et fera tout pour les aider. Elle demande notamment que les différents gouvernements mettent en place toutes les mesures de soutien nécessaires pour leur permettre de relancer leur activité lorsque les conditions le permettront.

Face à la réalité des chiffres et au désarroi de nombreux entrepreneurs, il importait également que les autorités fixent un cap pour les prochaines semaines et les prochains mois afin de donner des perspectives. Les indicateurs économiques sont toujours alarmants : la perte moyenne de chiffre d’affaires est de 17% en novembre. Le risque de faillites est passé de 13% en octobre à 21% à la fin novembre pour les employeurs wallons (29% des entreprises connaissent des problèmes de liquidités). Et le pire est à venir en termes de faillites puisque le moratoire n’a fait que reporter un grand nombre de celles-ci.

Les perspectives en Wallonie restent quant à elles moroses pour les entreprises en 2021 : on prévoit désormais une baisse de 12% de leur chiffre d’affaires, contre 10% en fin novembre. Idem pour les investissements, qu’on estime d’ores et déjà en réduction de 23% pour l’année à venir.

Quant à l’emploi, les scénarios tablent sur une perte de 35 à 50.000 emplois sur l’ensemble de la période 2020-2021, sachant que plus de 14.000 emplois ont déjà été perdus en Wallonie depuis le début de l’année.

Pour Olivier de Wasseige, « les mesures annoncées aujourd’hui offrent donc un fameux bol d’air à de très nombreuses entreprises au bord de la rupture, ainsi qu’à leur personnel. La réouverture étendue à la majorité des commerces est une manière de soutenir quantité de chefs d’entreprise dans une période cruciale pour leur activité, puisqu’ils y réalisent la majeure partie de leur chiffre d’affaires, tout comme leurs fournisseurs ».

A propos de l'auteur

Yves-Etienne MASSART

Marketing & Communication Manager