Plan de redéploiement : la Wallonie n’a plus de joker !

Plan de redéploiement : la Wallonie n’a plus de joker !

Echéances 2024 pour la Wallonie ! 2024, synonyme de fin de législature pour l’actuelle majorité wallonne. 2024, synonyme de modification des transferts Flandre-Wallonie. 2024, synonyme de nouvelle réforme de l’Etat, comme l’a décidé la nouvelle majorité fédérale. 2024, année électorale inédite, avec des élections communales, provinciales, régionales et communautaires, fédérales et européennes. 2024, c’est donc déjà demain. C’est aujourd’hui que la Wallonie doit se mettre en ordre de marche pour ne pas entamer 2025 déforcée et appauvrie. C’est aujourd’hui que tout se joue, c’est aujourd’hui que la Wallonie doit se redéployer : il est urgent de comprendre l’urgence !

Face à l’ampleur de la crise sanitaire et de ses conséquences socio-économiques pour la Wallonie, l’Union Wallonne des Entreprises a, depuis de longs mois, pris le taureau par les cornes. Elle multiplie les initiatives et projets fédérateurs, ainsi que les interventions auprès des autorités, pour aider et soutenir les 80.000 entreprises wallonnes à parer aux problèmes liés au confinement et faciliter la sortie de celui-ci. Puis elle a structuré une stratégie en deux temps : l’été pour redresser et l’automne pour réformer. Après ses 35 mesures de relance proposées début juillet, elle concentre aujourd’hui ses efforts sur les moyen et long termes. Et elle n’y va pas par quatre chemins : automne doit rimer avec réformes !

La crise du Covid-19 a frappé et frappe encore durement le tissu économique de notre pays et singulièrement celui de Wallonie. Ce virus a provoqué et continue de provoquer, par son ampleur et sa durée, des drames humains, des catastrophes économiques et sociales et des désorganisations néfastes pour l’équilibre de notre société. Comme le souligne Olivier de Wasseige, le CEO de l’UWE, « au-delà de ces impacts directs, cette crise a aussi mis encore plus en lumière voire révélé certaines failles structurelles de la Wallonie qui, si elles nécessitaient déjà d’être traitées avant cette période sombre, imposent à présent d’être prises à bras-le-corps sans attendre par les autorités régionales ».

La presse et nombre d’acteurs politiques et économiques l’ont souligné à l’époque : en proposant, dès le 1er juillet, 35 mesures devant permettre un redressement à court terme du tissu économique wallon, l’UWE avait visé juste ! « Mais ce n’était qu’une première étape, tant il était évident que ces mesures devaient être complétées par des mesures plus structurantes, plus fondamentales encore pour relancer notre économie et atteindre un niveau de développement devant permettre à la Wallonie de rencontrer les besoins et aspirations de sa population et de ses entreprises et de répondre aux enjeux de ce siècle », ajoute Jacques Crahay, son président. Le sentiment d’urgence était tel auprès des entrepreneurs wallons que leur mobilisation a été immédiate et constante tout au long de l’été. C’est l’avenir de leur entreprise, de leur personnel, de leurs clients, de leurs fournisseurs, des acteurs de leur écosystème, qui est en jeu. Pour beaucoup, c’est même une question de survie. « C’est grâce à leur implication que l’UWE est aujourd’hui en mesure de déposer sur la table des décideurs politiques un plan de redéploiement aux ambitions fortes. Cette nouvelle contribution de l’Union Wallonne des Entreprises est une pierre majeure à l’édifice Get Up Wallonia, plan de transition que construit actuellement la Wallonie ».

Pour les entrepreneurs wallons, redéployer, c’est solidifier notre tissu économique, c’est plus d’entreprises et des entreprises plus grandes, c’est créer massivement de l’emploi privé (56% de l’emploi total dans les entreprises en Wallonie contre 65% en Flandre) et c’est réformer structurellement la sphère publique. En effet, pour Olivier de Wasseige, « la Wallonie ne peut plus se permettre d’attendre, d’hésiter et de tergiverser. Ces objectifs doivent être poursuivis avec vigueur et rigueur dès à présent. La crise sanitaire n’a fait que renforcer le besoin impérieux de changements profonds dans notre Région. Get Up Wallonia doit en effet dépasser le cadre strict de la gestion de la crise pour être ce plan de Transition sociale, économique et environnementale dont la Wallonie a tant besoin ». Et l’UWE l’assure : elle ne se cantonnera pas au rôle de spectateur, elle se positionne comme acteur et veut mettre les mains dans le cambouis en misant sur une relation de confiance forte avec les autorités régionales. L’UWE se veut partenaire du Gouvernement Wallon pour préciser et mettre en œuvre ces réformes dans ce cadre.

Plan de redéploiement : la Wallonie n’a plus de joker !L’UWE ne tourne pas autour du pot : redéployer, ce n’est pas un gros mot. Redéployer, ce sera mieux gérer, renforcer nos chaînes de valeur, innover à tous niveaux, investir, devenir une région leader en matière de durabilité, miser sur le capital humain, accompagner les entrepreneurs et les travailleurs et faire des acteurs publics des moteurs de changement ! Un catalogue de bonnes intentions ? Non, l’UWE va plus loin : mieux gérer, c’est faire tomber tous les tabous ! Cela implique la réalisation exhaustive du Budget Base Zéro (BB0). L’effet retour estimé de cet exercice est de 1,5 milliard d’euros par an, un montant qui doit servir à réduire le déficit, la dette et sa charge et qui doit également permettre des investissements porteurs de création de valeur. Cela signifie aussi stopper le saupoudrage sous couvert de mesures de relance, une dispersion dont la Wallonie ne peut pas se permettre le luxe. Et puisque l’exercice devrait se révéler riche en enseignements, l’UWE ne voit pas pourquoi la Fédération Wallonie-Bruxelles en ferait l’économie, elle dont les finances sont à mal depuis des années…

Redéployer, c’est aussi répondre rapidement et efficacement aux besoins. Après le séisme des derniers mois, tout le monde est conscient que nous devons renforcer nos chaînes de valeur. Redéployer, c’est aussi anticiper et se projeter dans l’avenir. En matière d’innovation et de recherche, il est grand temps d’augmenter les moyens et surtout défragmenter le paysage, en s’inspirant du   modèle flamand, et s’orienter vers une forme d’IMEC wallon. Redéployer, c’est transformer la Wallonie. La transformer en leader en matière d’énergie, notamment en mettant fin aux passoires énergétiques dans le bâti wallon. La transformer en leader de l’attractivité, en rendant son territoire connecté et intelligent, en réhabilitant son territoire, notamment via un véritable cluster industriel de la réhabilitation. Redéployer, c’est mettre l’accent sur le capital humain en le préparant aux défis de demain, avec un rôle clé pour l’enseignement et la formation tout au long de la vie. Redéployer, c’est repenser la Wallonie en fonction des urgences d’aujourd’hui et des défis de demain.

Enfin, comme le conclut Olivier de Wasseige, « Redéployer, c’est aussi rendre confiance, ne pas se limiter à voir cette crise par les seules difficultés qu’elle porte mais aussi par les opportunités qu’elle offre. La crise doit ouvrir une nouvelle voie positive de dialogue entre les acteurs de la société pour que se construise ensemble une Wallonie où il fasse bon vivre et entreprendre ! »

Retrouvez tous les détails sur : www.uwe4wallonia.be

A propos de l'auteur

Yves-Etienne MASSART

Marketing & Communication Manager