Coronavirus : informations pour les entreprises

Coronavirus : informations pour les entreprises

Le Coronavirus (COVID-19) fait aujourd’hui la une de l’actualité. De nombreuses informations sont diffusées à ce sujet et il peut être difficile de faire le tri. L’UWE a donc rassemblé ici les principales informations pertinentes pour les entrepreneurs.

DERNIÈRES NOUVELLES :

23.03.20 | Mesures d’urgence pour limiter la propagation du coronavirus : activités cruciales

L’Arrêté ministériel portant des mesures d’urgence pour limiter la propagation du coronavirus COVID-19 a été publié au Moniteur belge le 23 mars 2020. On y retrouve notamment la liste des activités cruciales.

» Consultez l’Arrêté Ministériel

18.03.20 | Le Gouvernement de Wallonie prend des mesures de soutien supplémentaires

La crise sanitaire exceptionnelle liée au Covid-19 que connait aujourd’hui la Belgique, et les mesures qui ont été prises à l’issue du Conseil National de Sécurité pour limiter la propagation du virus dans la population sont de nature à impacter la vie de tous les Wallons et Wallonnes. Par conséquent, le Gouvernement de Wallonie s’est réuni aujourd’hui afin de prendre une série de mesures destinées à alléger au maximum cet impact…

» Consultez le communiqué de presse du Gouvernement wallon

18.03.20 | Confinement : liste des secteurs cruciaux et services essentiels

Le Moniteur belge publie aujourd’hui l’Arrêté ministériel portant des mesures d’urgence pour limiter la propagation du coronavirus COVID-19. Cet arrêté traduit les mesures édictées hier par le Conseil national de sécurité. Il contient également la liste des entreprises relevant des secteurs cruciaux et des services essentiels (cf. article 2 de l’AM et l’annexe) A noter que ces entreprises et services sont toutefois tenus de mettre en œuvre, dans la mesure du possible, le système de télétravail à domicile et les règles de distanciation sociale.

» Consultez l’Arrêté ministériel

» Plus d’informations pratiques : www.info-coronavirus.be/fr/faqs/

18.03.20 | Coronavirus : mesures renforcées (communiqué de la Première Ministre)

COVID19 – Restez chez vous, prenez soin de vous et des autres !

Lors du Conseil National de Sécurité élargi aux Ministres-présidents de ce mardi 17 mars, des mesures renforcées ont été décidées. D’une part, ces mesures se basent sur l’évolution de la propagation du Covid-19 en Belgique. D’autre part, elles sont issues des nouvelles conclusions et recommandations de la CELEVAL (Cellule Evaluation) formulées hier et ce matin.

Les décisions prises sont une nouvelle fois le fruit d’une collaboration forte entre les niveaux de pouvoir, indispensable à la bonne gestion de la crise actuelle. Chacun des acteurs autour de la table mesure à quel point les mesures énumérées ci-dessous sont difficiles et auront un impact sur le quotidien de chacun. Mais la gravité de la situation et la préservation de la santé publique rendent ces sacrifices indispensables.

Les autorités comptent sur le sens du devoir de chaque Belge et le respect de ces décisions prises pour les protéger, mais aussi leurs proches et leurs êtres chers. Seul l’engagement personnel de chacune et chacun permettra à ces mesures d’avoir un impact réel sur la situation.

Ces mesures ci-dessous entreront en vigueur le mercredi 18 mars à midi et seront maintenues jusqu’au 5 avril inclus. La situation continuera d’être évaluée au jour le jour et pourra être adaptée en fonction de son évolution.

» Consultez le communiqué de presse complet

16.03.20 | Communiqué de presse de l'UWE

Covid-19 : l’UWE aux côtés des personnes, des entreprises et des autorités

L’Union Wallonne des Entreprises a pris acte des mesures édictées par le Conseil National de Sécurité. L’UWE rappelle solennellement à toutes les entreprises combien il est essentiel de faire respecter ces mesures de précaution en observant scrupuleusement les bonnes pratiques. Les contacts pris indiquent que l’ensemble des 80.000 entreprises wallonnes que l’UWE soutient par son action quotidienne, de la plus petite à la plus grande, ont mis la santé de leurs collaborateurs en priorité numéro 1…

» Consultez le communiqué de presse complet

12.03.20 | Phase 2 maintenue, passage en phase fédérale et mesures additionnelles

Suite aux derniers développements, le Conseil National de Sécurité (CNS) s’est réuni le 12 mars dans la foulée de réunions des groupes d’experts du Risk Assessment Group et du Risk Management Group. Il a été décidé de renforcer le dispositif existant par des mesures additionnelles de distanciation sociale, dans le même objectif d’endiguer la propagation de l’épidémie.

Les mesures concernent les écoles, les commerces et les activités récréatives sont détaillées dans le communiqué de presse ci-joint (volet « Documents joints » à droite). Au niveau du travail, il doit se poursuivre dans la mesure du possible mais le télétravail doit être privilégié et, si nécessaire renforcé. Au niveau de la mobilité, les transports en commun circuleront normalement mais il est demandé de se limiter aux déplacements indispensables tandis que les entreprises sont invitées à privilégier les horaires décalés.

D’un point de vue opérationnel, nous passons en phase fédérale de gestion de crise, ce qui veut dire que toutes les décisions seront prises dans la cadre d’une cellule de gestion composée notamment de la Première Ministre, des ministres compétents et des Ministres-Présidents.

» Pour plus de détails, consultez le communiqué de presse du Cabinet de la Première Ministre

TOUTES LES INFOS :

Mesures fédérales de soutien aux entreprises et indépendants

Le Gouvernement fédéral a pris 10 mesures de soutien aux entreprises et indépendants suite au Covid-19. Ces mesures visent, en substance, d’une part, à permettre aux entreprises impactées au niveau économique par la crise du Covid-19 de mettre leurs salariés en chômage temporaire afin de préserver l’emploi et, d’autre part, à prévoir, des modalités d’étalement, de report, de dispense de paiement de cotisations, précomptes, impôts de nature sociale et fiscale, pour les entreprises et les indépendants.

Parallèlement à ces mesures, la Ministre fédérale de l’Economie, Nathalie Muylle, a formulé, dans une lettre adressée au « Groupe des Dix », une série de recommandations à destination des entreprises.

Les 10 mesures prises par le Gouvernement fédéral :

1. Reconnaissance du Covid-19 comme motif de chômage temporaire pour force majeure

Cette mesure est adoptée afin de préserver l’emploi des secteurs concernés et éviter des licenciements, voire des faillites. Les employeurs peuvent recourir au chômage temporaire pour cause de force majeure. L’employeur qui invoque la force majeure doit faire une déclaration électronique le plus rapidement possible auprès du bureau du chômage du siège d’exploitation. Il mentionne « CORONAVIRUS » comme motif de force majeure. Une décision sera notifiée à l’employeur dans un délai de 3 jours calendrier maximum. En outre, il doit également introduire une demande écrite de reconnaissance de la force majeure en apportant des explications circonstanciées démontrant que le chômage est la conséquence d’une force majeure due au coronavirus. Le chômage temporaire pour cause de force majeure peut également être appliqué aux entreprises pour lesquelles la procédure d’obtention de l’autorisation d’appliquer le chômage temporaire pour des raisons économiques est toujours en cours. Le chômage temporaire pour force majeure sera en l’occurrence accepté pour la durée indiquée par l’employeur mais provisoirement au plus tard jusqu’au 30.06.2020 inclus. En cas de chômage temporaire, les travailleurs perçoivent un montant égal à 65% de leur rémunération moyenne plafonnée (plafonnée à 2.754,76 euros par mois). Un précompte professionnel de 26,75 % est retenu sur toutes les allocations de chômage temporaire. Jusqu’au 30 juin 2020, le montant de l’allocation de chômage temporaire pour cause de force majeure ou raisons économiques est porté à 70% de la rémunération moyenne plafonnée, le plafond demeurant inchangé.

» Lire les dernières informations et instructions de l’ONEM

» Introduire une demande de chômage temporaire

2. Chômage temporaire pour raisons économiques

Les entreprises touchées par une diminution de leur clientèle ou de leur approvisionnement, peuvent recourir au chômage temporaire pour raisons économiques. Pour les ouvriers, l’employeur doit faire une déclaration électronique auprès du bureau du chômage du siège d’exploitation. Il mentionne « CORONAVIRUS » comme raisons économiques. Pour les employés, soit l’entreprise répond déjà aux conditions préliminaires pour l’introduction de chômage temporaire pour raisons économiques pour employés. Dans ce cas, l’employeur doit également faire une déclaration électronique auprès du bureau du chômage du siège d’exploitation. Il mentionne « SUSPENSIONS EMPLOYES » comme raisons économiques et indique « CORONAVIRUS » dans la zone « remarque » ; soit l’entreprise ne répond pas encore aux conditions préliminaires, elle peut introduire une demande auprès du ministre de l’Emploi pour être reconnue comme entreprise en difficultés sur la base de circonstances imprévisibles qui entraînent, sur une courte période, une diminution substantielle du chiffre d’affaires, de la production ou du nombre de commandes.

» Lire les dernières informations et instructions de l’ONEM

» Introduire une demande de chômage temporaire

3. Plan de paiement pour les cotisations sociales patronales

S’agissant du paiement des cotisations de sécurité sociale dues pour les 1er et 2eme trimestres 2020 par les employeurs du fait de l’occupation de travailleurs, l’Office national de sécurité sociale dispose des moyens nécessaires pour accorder ( sans recours au recouvrement judiciaire) des délais de paiements amiables en un maximum de 24 mensualités . La problématique du Covid-19 sera acceptée comme élément de nature à permettre ces délais . La demande introduite par l’employeur expliquera en quoi son entreprise est impactée par le Covid -19.  Les indemnités forfaitaires , majorations et intérêts appliqués pour paiements  tardifs sont exonérables partiellement ou totalement, sous condition que toutes les cotisations de sécurité sociale échues soient payées.

» Plus d’informations

4. Plan de paiement sur la TVA

Pour autant qu’il soit démontré par le débiteur que les difficultés de paiement soient en lien avec le Covid-19, il sera possible de répartir les versements (échéance mensuelle) relatifs à la TVA et de bénéficier de la non-application des amendes et des intérêts de retards usuels. L’administration fiscale contrôle l’historique fiscal du paiement. Le demandeur doit introduire sa demande dès le constat de problèmes de paiements et fournir la preuve de difficultés financières, notamment via la démonstration d’une chute du chiffre d’affaire, de l’annulation des commandes et des réservations, des effets de « réaction en chaîne », de difficultés d’entreprises partenaires. Il convient de respecter les obligations administratives et les plans de paiement.

» Plus d’informations

5. Plan de paiement sur le précompte professionnel

Pour autant qu’il soit démontré par le débiteur que les difficultés de paiement soient en lien avec le Covid-19, il sera possible de répartir les versements (échéance mensuelle) relatifs au précompte professionnel et de bénéficier de la non-application des amendes et des intérêts de retards usuels. L’administration fiscale contrôle l’historique fiscal du paiement. Le demandeur doit introduire sa demande dès le constat de problèmes de paiements et fournir la preuve de difficultés financières, notamment via la démonstration d’une chute du chiffre d’affaire, de l’annulation des commandes et des réservations, des effets de « réaction en chaîne », de difficultés d’entreprises partenaires. Il convient de respecter les obligations administratives et les plans de paiement.

» Plus d’informations

6. Plan de paiement sur l’impôt sur le revenu des particuliers / impôt sur les sociétés

Dans la mesure où il est démontré que le contribuable a des difficultés de paiement dans le cadre du virus COVID 19, il est possible pour le paiement de l’impôt sur le revenu des particuliers et de l’impôt des sociétés de demander un report des paiements.

» Plus d’informations

7. Une réduction des paiements anticipés des indépendants

Le travailleur indépendant a la possibilité de moduler ses paiements selon l’évolution de sa situation financière. Si, au cours de l’année, l’indépendant estime que ses revenus sont inférieurs à ceux qui ont servi de base au calcul de la cotisation reprise sur l’avis d’échéance, il peut demander de payer des cotisations réduites. L’indépendant doit introduire une demande motivée accompagnée d’éléments objectifs auprès de sa Caisse d’assurances sociales.

» Plus d’informations

8. Report ou dispense de paiement des cotisations sociales des indépendants

Pour les cotisations sociales des deux premiers trimestres de l’année 2020, il sera permis le report d’un an des cotisations sociales des indépendants et sans majorations de retard pour autant qu’il soit démontré par le débiteur que les difficultés de paiement soient en lien avec le Covid-19. Pour les cotisations sociales des deux premiers trimestres de l’année 2020, il sera permis une dispense des cotisations dans le cadre d’un traitement accéléré par l’INASTI, pour autant qu’il soit démontré que les difficultés de paiement soient en lien avec le Covid-19.

» Plus d’informations

9. Obtention d’un revenu de remplacement en faveur des indépendants (droit passerelle)

Il sera permis à un indépendant qui exerce son activité à titre principal qui démontre une cessation temporaire d’activité liée au Covid-19, de bénéficier du régime du droit passerelle au motif de cessation forcée d’activité. Le montant de l’aide financière est de 1.291,69 € par mois en cas de non-charge de famille et 1.614,10 € par mois  en cas de charge de famille. Une indemnité sera payée dès que l’arrêt forcé est d’une semaine.

» Plus d’informations

10. Bienveillance dans l’exécution des marchés publics fédéraux

Pour tous les marchés publics qui relèvent du niveau fédéral, et pour autant qu’il soit démontré que le retard ou défaut d’exécution trouve son origine dans le Covid-19, l’Etat fédéral n’appliquera pas de pénalités et sanctions à l’encontre des prestataires, entreprises et indépendants.  Cette mesure ne s’applique pas aux appels d’offres lancés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

En pratique :

  • Retrouvez toutes les informations pratiques (fonctionnement, procédures…) relatives à ces mesures sur economie.fgov.be
  • Pour demander le report de vos paiements de cotisation, TVA, ISOC…, rendez-vous sur : finances.belgium.be
  • Pour demander la mise au chômage temporaire de vos employés et ouvriers, rendez-vous sur : www.socialsecurity.be

Mesures régionales de soutien aux entreprises

Le Gouvernement de Wallonie, à l’initiative du Ministre de l’Économie Willy Borsus, a réuni ce mardi 4 mars une taskforce (à laquelle l’UWE participe) destinée à informer, à aider et à accompagner les entreprises wallonnes qui font face à des difficultés liées à la présence du coronavirus dans notre pays et dans le monde. Le Ministre réunira cette taskforce une fois par semaine ou plus rapidement si nécessaire afin de suivre la situation de nos entreprises de près.

Les mesures suivantes ont été décidées :

  • Information : le 1890 sera le numéro unique de référence pour les entreprises wallonnes et les indépendants ayant des demandes d’information sur l’épidémie, en lien avec les compétences wallonnes. Il sera accessible dès demain de 8h à 19h avec des réponses adéquates destinées aux entreprises et aux indépendants : www.1890.be
  • Trésoreries des entreprises : la SOWALFIN, la SOGEPA et la SRIW apporteront une réponse aux entreprises en difficulté de trésorerie sous forme de garantie bancaire ou de prêt, en concertation avec le secteur bancaire.
    » En pratique : mesures prévues par le Groupe SOWALFIN au niveau des financements et des garanties
  • Accompagnement : la Cellule de veille de la SOGEPA accompagnera les entreprises qui en font la demande concernant des problèmes plus spécifiques liés à leurs secteurs.
  • Délais dans les procédures régionales : le SPW Economie assouplira les délais pour les entreprises soumises à un engagement vis-à-vis de la Région wallonne (objectif en termes d’emplois, de délai de remboursement d’une aide…).
  • Fonds de crise : le 13 mars, le Gouvernement de Wallonie a décidé de constituer un fonds extraordinaire de crise de 100 millions d’euros afin de soutenir les secteurs qui subissent un préjudice économique à cause du coronavirus. Plus d’infos à ce sujet : https://borsus.wallonie.be/
  • Marchés publics : lire la circulaire à ce propos
  • Suspension temporaire des délais de rigueur et de recours : lire la circulaire à ce propos

Le Gouvernement wallon débloque 350 millions pour les secteurs impactés

Le gouvernement wallon a décidé mercredi d’octroyer une indemnité forfaitaire de 5.000 euros pour chaque entreprise fermée ou dont l’activité s’est éteinte pendant la période de confinement visant à freiner la propagation du coronavirus (Covid-19), a détaillé l’exécutif emmené par Elio Di Rupo, lors d’une conférence de presse.

  • L’ensemble des secteurs et activités fermés ou qui se sont éteintes (comme l’événementiel) recevront une indemnité de 5.000 euros, afin de les aider à faire face à la crise du coronavirus. Les secteurs concernés sont l’Horeca, l’hébergement, les agences de voyage et de réservation, le commerce de détail ainsi que les entreprises de prestations de services (esthéticiennes par exemple). Selon les calculs du Gouvernement, l’ensemble de ces groupes représente 48.980 bénéficiaires potentiels.
  • Par ailleurs, une indemnité de 2.500 euros est aussi prévue pour les entreprises dont l’activité est restreinte, dont les coiffeurs, soit 6.015 bénéficiaires.
  • Le Gouvernement entend également mobiliser les outils financiers que sont la Sowalfin, la Sogepa et la Sriw. Ses interventions prendront la forme de garanties, de co-garanties avec les banques ou de prêts jusqu’à 200.000 euros.

Pour gérer ces 5.000 dossiers, une plateforme d’introduction des dossiers sera mise en place au plus tard le 27 mars prochain.

En pratique :

  • Retrouvez toutes les informations pratiques (fonctionnement, procédures…) relatives à ces mesures sur www.1890.be

Aspects médicaux (source : OMS)

Qu’est-ce que le coronavirus (appelé officiellement “COVID-19”) ?

Les coronavirus (CoV) forment une grande famille de virus qui provoquent des manifestations allant du simple rhume à des maladies plus graves tels que le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le COVID-19 est une nouvelle souche de coronavirus qui n’a pas encore été identifiée chez l’homme.

Quel est le mode de propagation du COVID-19 ?

Lorsqu’une personne atteinte de COVID-19 tousse ou expire, elle libère des gouttelettes de liquide infecté. La plupart de ces gouttelettes tombent sur des surfaces ou des objets proches, tels que des bureaux, des tables ou des téléphones. Les personnes peuvent contracter le COVID-19 en touchant des surfaces ou des objets contaminés, puis en se touchant les yeux, le nez ou la bouche. Si elles se tiennent à moins de 1 ou 2 mètres d’une personne contaminée par le COVID-19, elles peuvent l’attraper en respirant les gouttelettes qu’elle a toussées ou expirées. En d’autres termes, la propagation du COVID-19 est similaire à celle d’une grippe.

Quels sont les symptômes du COVID-19 ?

Les signes courants d’infection sont la fièvre, la toux, l’essoufflement et la dyspnée. Dans les cas plus graves, l’infection peut provoquer une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère, une insuffisance rénale et même la mort.

Quel est le degré de dangerosité du COVID-19 ?

La plupart des personnes infectées manifestent des symptômes bénins et se rétablissent. Dans certains cas, la personne peut présenter des symptômes plus graves qui nécessitent une hospitalisation. Dans les cas plus graves, l’infection peut provoquer une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère, une insuffisance rénale et même la mort.

Y a-t-il des personnes plus à risques que d’autres ?

Le risque de maladie grave augmente avec l’âge : Les personnes de plus de 50 ans semblent plus vulnérables que les moins de 50 ans. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli et les personnes souffrant de maladies telles que le diabète, les maladies cardiaques et pulmonaires sont également plus vulnérables aux maladies graves.

Aspects réglementaires : quels sont les droits et obligations de l’employeur ?

Votre entreprise connait des perturbations en raison de l’épidémie de coronavirus (ex : difficulté d’approvisionnement à cause de fournisseurs situés dans des zones affectées) ?

  • L’entreprise belge impactée par le coronavirus peut recourir au chômage temporaire pour cas de force majeure (art. 26, al.1er, loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail). Ce régime de chômage peut être envisagé jusqu’à ce que la situation revienne à la normale et concerne autant les ouvriers et apprentis que les employés.
  • Une procédure stricte devra toutefois être respectée vis-à-vis des représentants des travailleurs et de l’ONEM. Pour plus de renseignements veuillez consulter les modalités décrites sur le site de l’ONEM.
  • Si l’entreprise est impactée sur son chiffre d’affaires ou de sa clientèle, elle ne peut pas solliciter le chômage temporaire pour cause de force majeure. Ce cas de chômage n’est possible que lorsque l’employeur est dans l’impossibilité d’occuper ses travailleurs. Néanmoins, un autre type de chômage temporaire, notamment pour raisons économiques est possible (loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail, art. 51 et 51 bis pour les ouvriers et 77/1 à 77/7 pour les employés). Dans ce cas, un procédure particulière devra être respectée, pour plus d’informations, veuillez consulter les fiches de l’ONEM.

Quelles sont vos obligations lorsque votre salarié est placé en quarantaine après avoir été en contact avec une personne infectée (et il n’est cependant pas malade), ou ce dernier ne peut pas quitter l’hôtel ou le pays dans lequel il se trouve en vacances ?

  • Si votre travailleur n’est pas malade, il ne dispose pas de certificat médical. Cependant, il est dans l’impossibilité de travailler car il se retrouve en quarantaine. L’employeur n’a pas l’obligation de rémunérer son travailleur, il a la possibilité d’invoquer le chômage temporaire pour cas de force majeure (art. 26, al.1er, loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail).

Quelles sont vos obligations lorsque votre collaborateur a été infecté par le coronavirus et doit rester en quarantaine à l’hôpital ou chez lui ?

  • Ce collaborateur bénéficiera de la même protection que tout travailleur malade. Toute personne malade a droit au salaire garanti, sous réserve de la remise d’un certificat médical. Votre travailleur atteint du coronavirus a droit à son salaire ordinaire durant le 1er mois de maladie. Après cette période, le travailleur peut bénéficier d’un revenu de remplacement auprès de sa mutuelle.
  • Si l’école des enfants de votre salarié est fermée pour cause de coronavirus, s’agit-il d’un cas de force majeure ?
  • Garder ses enfants ne doit pas empêcher votre collaborateur de travailler, il peut le faire garder par un membre de la famille ou autre. Ce n’est pas un cas de chômage temporaire pour cas de force majeure. Si le collaborateur est contraint de rester chez lui pour garder ses enfants, il peut recourir au congé, notamment le congé pour raisons impérieuses (CCT n°45 et art. 30 bis de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail). Dans ce cas, le salarié à temps plein a droit à 10 jours de congés non rémunérés.

Quelles mesures peuvent être mises en place par un employeur à titre préventif ou confronté à des travailleurs qui présentent des symptômes du coronavirus ?

  • De manière générale, l’employeur a un devoir de garantir la santé et la sécurité de ses travailleurs.
  • Vous ne pouvez pas refuser l’accès au lieu de travail à votre employé uniquement sur base de soupçons de contamination. Cependant pour réduire le risque de contamination, vous pouvez conclure un accord avec votre employé pour qu’il travaille temporairement à partir d’un autre lieu, au moyen du télétravail occasionnel pour cas de force majeure (art. 26,§1 de la loi du 1er février 2017 sur le travail faisable et maniable)
  • Le recours au télétravail peut être préconisé dans le cadre de la lutte le coronavirus, car il permet la continuité de l’activité de l’entreprise tout en protégeant les salariés. En effet, il est important que l’activité des entreprises soit maintenue le plus longtemps possible en cas de pandémie, afin d’assurer un bon fonctionnement de la société dans son ensemble.

Comment prévenir la propagation du COVID-19 sur votre lieu de travail ?

Le temps est venu de se préparer au COVID-19. Des précautions faciles à prendre et une bonne planification peuvent faire une grande différence. En agissant maintenant, vous contribuerez à protéger vos employés et votre entreprise. L’OMS a rassemblé une série de recommandations, peu coûteuses, destinées aux entreprises dans ce contexte. L’ensemble de ces recommandations est disponible ici. En voici les principales :

Conseils de Base

  • Nettoyez régulièrement les surfaces (bureaux, tables, etc.) et objets (téléphones, claviers, etc.) avec un produit désinfectant
  • Encouragez le lavage régulier et minutieux des mains auprès de vos employés, sous-traitants et clients.
  • Mettez à disposition des distributeurs de rince-mains désinfectants de manière bien visible partout sur le lieu de travail. Assurez-vous que ces distributeurs soient régulièrement rechargés.
  • Placez des affiches qui encouragent l’hygiène des mains.
    • Combinez avec d’autres actions de communication comme la publication de directives d’organes officiels responsables de la santé et de la sécurité au travail, l’organisation de briefings et la diffusion d’informations sur l’intranet concernant l’hygiène des mains.
    • Veillez à ce que le personnel, les sous-traitants et les clients aient la possibilité de laver leurs mains avec de l’eau et du savon.
  • Encouragez une bonne hygiène respiratoire sur le lieu de travail
    • Placez des affiches de promotion de l’hygiène respiratoire. Combinez avec d’autres actions de communication comme la publication de directives d’organes officiels responsables de la santé et de la sécurité au travail, l’organisation de briefings et la diffusion d’informations sur l’intranet concernant l’hygiène des mains
    • Veillez à ce que des masques et/ou des mouchoirs en papier soient disponibles en cas d’écoulement nasal ou de toux au travail, ainsi que des poubelles fermées pour les éliminer de façon hygiénique.
  • Respectez les consignes de « distanciation sociale« .
  • Informez vos employés, sous-traitants et clients du fait que, si le COVID-19 commence à se propager au sein de votre personnel, toute personne qui présente une toux, même légère, ou une faible fièvre (37,3 C° ou plus) doit rester à la maison. Ils doivent également rester à la maison (ou télétravailler) s’ils ont dû prendre de simples médicaments (paracetamol/acetaminophen, ibuprofen, aspirine) susceptibles de masquer des symptômes ou une infection.

Conseils pour les voyages

Reportez tous les voyages non essentiels afin de minimiser les risques de contamination au sein de votre entreprise.

Avant le départ

  • Votre organisation devra se baser sur les informations les plus récentes afin d’évaluer les avantages et les risques liés à de futurs voyages.
  • Assurez-vous que votre organisation et ses employés disposent des toutes dernières informations concernant les régions affectées par le COVID-19. Ces informations sont disponibles sur le site du SPF Affaires étrangères et de l’Organisation Mondiale de la Santé. Évitez d’envoyer dans des régions touchées par le COVID-19 des employés qui présentent un risque plus élevé de maladie grave (p. ex. des employés plus âgés et ceux atteints de pathologies comme le diabète et des maladies cardiaques ou pulmonaires).
  • Veillez à ce que toutes les personnes qui se rendent dans des régions où des cas de COVID-19 sont rapportés, soient briefées par un professionnel qualifié (p. ex. services de santé du personnel, prestataire de soins de santé ou association de santé publique locale)
  • Envisagez de fournir aux employés prêts à partir des petites bouteilles (de moins de 100 cl) de rince-mains à base d’alcool. Cela facilitera une hygiène des mains régulière.

Pendant le voyage

  • Encouragez vos employés à se laver régulièrement les mains et à respecter une distance d’au moins un mètre avec des personnes qui toussent ou éternuent.
  • Veillez à ce que vos employés sachent ce qu’ils doivent faire et qui ils doivent contacter s’ils sont malades pendant le voyage.
  • Assurez-vous que vos employés respectent les consignes des autorités locales lorsqu’ils sont en voyage. Si, par exemple, les autorités locales leur demandent de ne pas se rendre à un endroit, ils doivent s’y conformer. Vos employés doivent suivre toutes les restrictions imposées par les autorités locales en matière de voyages, déplacements ou grands rassemblements.

Au moment où vous ou vos employés rentrez de voyage

  • Les employés qui reviennent d’une région affectée par le COVID-2019 doivent être attentifs à l’apparition d’éventuels symptômes dans les 14 jours et prendre leur température deux fois par jour.
  • S’ils développent une toux, même légère, ou une faible fièvre (37,3 C° ou plus), ils doivent rester en isolement à la maison. Cela signifie éviter tout contact rapproché (1 mètre ou moins) avec d’autres personnes, y compris les membres de la famille. Ils doivent aussi téléphoner à leur médecin ou au service de santé publique local, en les informant en détail sur leur récent voyage et leurs symptômes.

Préparez votre entreprise en cas d’arrivée du COVID-19 au sein de votre communauté

  • Élaborez un plan d’actions au cas où une personne tomberait malade et présenterait des signes du COVID-19 sur le lieu de travail.
    • Ce plan doit prévoir le placement de la personne malade dans un local où elle sera isolée des autres sur le lieu de travail, en limitant le nombre de personnes autorisées à entrer en contact avec la personne malade. Il doit également déterminer la procédure de prise de contact avec les autorités sanitaires locales.
    • Réfléchissez à la façon d’identifier les personnes à risque, et soutenez-les, en évitant toute forme de stigmatisation et de discrimination sur le lieu de travail. Il peut s’agir de personnes ayant récemment voyagé dans une région où des cas ont été rapportés, ou d’autres membres du personnel atteints de pathologies qui augmentent le risque de maladie grave (diabète, affections cardiaques et pulmonaires, personnes plus âgées).
  • Encouragez la pratique régulière du télétravail dans votre organisation.

Aspects «Smart Working»

Confrontées à l’épidémie de coronavirus, l’Italie et la France ont déjà mis en place le principe de télétravail applicable immédiatement, sans qu’aucun accord d’entreprise préalable ne soit nécessaire. Le recours au télétravail peut être préconisé dans le cadre de la lutte le coronavirus, car il permet la continuité de l’activité de l’entreprise tout en protégeant les salariés. En effet, il est important que l’activité des entreprises soit maintenue le plus longtemps possible en cas de pandémie, afin d’assurer un bon fonctionnement de la société dans son ensemble.

L’Europe suit donc les traces de la Chine, où depuis des semaines, des millions de travailleurs qui ont dû rentrer chez eux pour la quarantaine obligatoire établie par le gouvernement réalisent ce qui pourrait s’apparenter à la “plus grande expérimentation mondiale sur le smart working”. Tous les citoyens, pour contenir la propagation du coronavirus, sont encouragés à travailler à distance via téléphone et ordinateur. Même les écoles se sont organisées de cette façon, les cours se suivant à distance et ce, du primaire au supérieur.

Qu’est-ce que le smart working et comment le mettre en place ?

Cela fait plusieurs années que l’on parle du smart working. Cette façon de travailler concerne d’ailleurs déjà de nombreuses entreprises et administrations publiques en Wallonie. La récente urgence du coronavirus a de nouveau mis le phénomène en évidence au niveau mondial. Le Smart Working est un modèle organisationnel capable d’apporter des avantages significatifs aux organisations qui l’adoptent: en termes de productivité, de réalisation des objectifs, mais aussi en termes de bien-être des travailleurs et de qualité de vie.

Voici 5 conseils pratiques pour le mettre en place au sein de votre entreprise :

1. Intégrez le fait qu’il est possible que tout ou une partie de votre personnel doive travailler à distance.

Espérer et prier que cela n’arrive pas, ou simplement l’ignorer, n’est pas une stratégie. Ni remettre à tout le monde un ordinateur portable et dire « Allez travailler ailleurs » le jour où les quarantaines à grande échelle seront imposées chez nous. Intégrez comme un fait acquis que le seul moyen de rester opérationnel consistera peut-être très prochainement à faire travailler à distance autant d’employés que possible. Rassemblez dès maintenant une équipe multifonctionnelle (direction, RH, responsable information, responsable communication, responsable réseaux, etc.) pour commencer à planifier différents scénarios et optimiser l’exécution, si les circonstances nécessitent une réponse rapide.

2. Faites un relevé des fonctions et tâches au sein du personnel.

Classez les rôles et fonctions au sein de votre entreprise selon l’un des trois critères suivants :

– Peut être effectué, même partiellement, sans présence physique sur le lieu de travail ;
– Ne peut pas être réalisé, même partiellement, en dehors du bureau physique ;
– Incertain.

Remettez en question toute hypothèse préconçue potentiellement inexacte concernant des tâches spécifiques que vous pensiez ne pas pouvoir être effectuées à distance. Et pour celles classées dans la colonne « incertain », soyez prêt à expérimenter. La majorité des tâches administratives peuvent se dérouler efficacement en dehors du modèle de travail traditionnel et bénéficier à l’entreprise.

3. Auditez le matériel informatique et les logiciels disponibles et comblez les lacunes d’accès et d’adoption.

Évaluez le niveau de confort et d’adoption de votre personnel à utiliser des applications spécifiques, telles que la vidéoconférence et d’autres plateformes de collaboration/communication. Là où vous trouvez des lacunes, offrez une formation et des opportunités de pratique avant que les gens aient besoin de les utiliser et favorisez les échanges d’expérience/le mentorat entre membres de votre personnel plus avancés et ceux qui ont des difficultés d’adoption. Faites un relevé des appareils appartenant à l’organisation qui pourraient être utilisés et clarifiez les options acceptables de BYOD (Bring Your Own Device), c’est-à-dire l’utilisation de matériel (téléphone, ordinateur portable, …) personnel de l’employé à des fins professionnelles. Déterminez s’il y a des problèmes de sécurité des données à considérer et comment les résoudre au préalable.

4. Configurez un protocole de communication.

Ce plan de communication doit indiquer: comment atteindre tout le monde (par exemple, rassembler toutes les informations de contact au même endroit, clarifier les principaux canaux de communication – courrier électronique, intranet/Yammer/Slack, etc.); comment les employés sont censés répondre aux clients; et de quelle façon les équipes vont continuer à se coordonner et à se réunir de façon virtuelle.

5. Tirez les leçons de l’expérience pour envisager un changement de vos façons de travailler.

Au-delà de l’imposition du télétravail en raison de la crise épidémique actuelle, l’expérience réalisée vous permettra de réfléchir à ce qui a fonctionné, à ce qui n’a pas fonctionné et pourquoi. Les données récoltées vous prépareront également à la question inévitable une fois la crise passée: « Pourquoi ne pas mettre en place le smart working de façon structurelle? » En fonction des résultats, vous pourrez décider de poursuivre en permanence certains aspects de ces nouvelles façons de travailler. Par exemple, en réduisant peut-être le volume de voyages d’affaires en les remplaçant par de la vidéoconférence. Vous déterminerez peut-être également par la suite qu’un pourcentage de réunions présentielles auraient pu être tout aussi efficaces virtuellement. Par conséquent, vous pourrez poursuivre votre politique de smart working, mais cette fois dans le cadre d’une stratégie de développement durable de l’organisation afin de réduire les émissions de carbone et d’efficacité organisationnelle.

Les urgences sanitaires mondiales, comme celle du Covid-19, sont effrayantes, perturbatrices et déroutantes pour tout le monde. Vous préparer à une intervention organisée et flexible dans ce contexte peut aussi être une occasion de développer par ailleurs de nouvelles façons de travailler plus efficaces au sein de votre organisation.

Quels outils pour le télétravail ?

Informations diverses et outils

Liens :

Call centers :

  • SPF Économie : 0800/120.33
  • SPF Santé publique : 0800/14.689
  • Wallonie : 1890

Outils :

Votre contact à ce sujet au sein de l’UWE :
Jean-Christophe DEHALU (jean-christophe.dehalu@uwe.be)

Categories: Coronavirus

A propos de l'auteur

Jean-Christophe DEHALU

Conseiller Economie | R&D | International