Etat des lieux
La hausse progressive des besoins en termes de qualification pose la question de la disponibilité des ressources en terme de capital humain. En la matière, la situation est plus que problématique en Communauté française.
Dans une société de la connaissance, il est judicieux d’examiner les indicateurs relatifs aux types d’études, en particulier ceux liés aux matières scientifiques. Il en est ainsi de la part des diplômés en mathématiques, sciences et technologies. Au niveau de la Belgique, cet indicateur est à portée communautaire.
La Belgique est à la traîne au niveau européen et la Communauté française avec un taux de 17,5% se situe sous la moyenne belge (19,0%). On observe néanmoins une légère amélioration entre 2000 et 2004.
C’est une réelle inquiétude lorsque l’on y ajoute la qualité même des diplômes dispensés. En effet, dans les enquêtes réalisées par l’OCDE sur l’enseignement de la Communauté française, ce dernier se situe systématiquement en dessous des performances de l’enseignement flamand et d’autres pays de l’OCDE.
Plus grave encore, la Communauté française se classe dans toutes les disciplines analysées (lecture, mathématiques, problèmes, sciences) constamment en-dessous de ses trois pays limitrophes (Pays-bas, France et Allemagne).
C’est d’autant plus regrettable que la Wallonie entretient avec ces pays le principal de ses relations commerciales.