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Attentes des entreprises

Par LB - — 23/07/2009 10:40

Les attentes et les besoins des entreprises en matière de qualifications et de compétences sont importantes. Dès lors, diverses questions se posent. Comment améliorer la qualité et l’efficacité de l’enseignement ? Comment assurer l’adéquation entre formation dispensée et compétences attendues ? Comment rapprocher les jeunes de l’emploi et de l’entreprise ?

L’enseignement

L’acquisition des connaissances de base - telles que lire (comprendre), écrire, calculer - est fondamentale. Elles sont le socle sur lesquelles toutes les compétences vont pouvoir se développer. Néanmoins, il faut constater que trop de personnes ne maîtrisent pas suffisamment ces bases. Il ne s’agit pas de critiquer l’enseignement mais de montrer son importance, d’évaluer ses résultats et de l’améliorer de manière continue. C’est l’enjeu clé des compétences de base.

  • Lors de l’évaluation PISA, la Communauté française présente un palmarès moyen, systématiquement en dessous de la Flandre et des trois pays limitrophes.
  • La situation de la Communauté française est également préoccupante en matière de certification. Ainsi, en Wallonie, 21% des jeunes âgés de 25 à 29 ans n’ont pas obtenu leur diplôme du secondaire ; 42% ont obtenu leur diplôme de fin de secondaire et 37%  un diplôme de l’enseignement supérieur universitaire ou d’une haute école.
  • Du côté des demandeurs d’emploi de la Région wallonne, plus de 50% n’ont pas de diplôme du secondaire. Or aujourd'hui seulement 10% des emplois requièrent une faible qualification.

Les compétences de base (lire, écrire et calculer) doivent être acquises par l’ensemble des étudiants et ne pas être un privilège de certains. Il s’agit bien de viser une augmentation générale et systématique de l’ensemble des compétences.

  • L’enseignement doit reprendre son rôle d’instructeur
  • Il faut généraliser la pratique des évaluations externes dans l’enseignement et une communication officielle de ces résultats. 

La formation en alternance

Associant un opérateur de formation et un employeur, la formation en alternance combine une formation qualifiante en milieu de travail et une formation théorique. Elle présente l’avantage de confronter la théorie à la pratique. L’importance et l’impact de la formation en alternance n’est plus à démontrer en termes d’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, de développement de l’entrepreneuriat, ainsi que d’amplification des liens entre les mondes de l’enseignement et des entreprises.

Cette filière d’enseignement qui amène des jeunes déjà familiarisés avec le monde du travail sur le marché de l’emploi n’est malheureusement pas assez valorisée et trop peu de jeunes empruntent ce trajet d’apprentissage.

Aujourd’hui, on voit que la formation en alternance a aussi sa place dans l’enseignement supérieur via la réalisation d’initiatives ponctuelles. Cependant, ces initiatives ne sont pas généralisées et ne possèdent aucun cadre légal, ce qui rend donc difficile leur mise en pratique, tant pour les jeunes que pour les opérateurs et les entreprises.

Les entreprises croient en ce dispositif de la formation en alternance tant pour sa qualité que pour son approche pratique. Elles demandent juste qu’il soit amélioré et qu’il ne soit pas confondu avec d’autres dispositifs.

Elles sollicitent donc :

  • Une simplification et une attractivité accrue pour les employeurs de la formation en alternance
  • Plus de de formation en alternance pour le supérieur
  • Une simplification des outils et une facilité dans la mise en œuvre du dispositif
  • Le développement d'une culture de l’alternance afin que ce type de formation ne soit plus une filière de relégation. Pour ce faire, un développement des actions de sensibilisation à l’égard des jeunes est nécessaire
  • Un renforcement de l'approche métier dans la formation de base afin de convaincre de la plus value de la formation en alternance.
  • Eviter une segmentation de la formation en alternance qui tend à se diriger vers des métiers artisanaux ou de qualification moins «technique».
  • Un partenariat accru avec les différents secteurs (et notamment leurs systèmes de reconnaissance sectorielle.)
  • La mise en place d’évaluation qualitative régulière des filières de formation en alternance en vue d’une adéquation permanente entre l’apprentissage et les besoins des entreprises.