Etat des lieux
Le marché de l'emploi en Région wallonne se caractérise par un double paradoxe : persistance d'un niveau élevé de chômage et pénuries chroniques pour de nombreux postes de travail.
Le diagnostic du marché du travail wallon, tant dans une perspective historique que comparative, s’avère sombre.
La Wallonie reste empêtrée, depuis de longues années, dans un chômage structurel, alors qu’en Flandre, on atteint pratiquement le plein emploi depuis 1990. Les chiffres frappent : en 2006, un taux de chômage (au sens économique) de 11,8% en région wallonne, pour 5% en Flandre.
L’essor économique dont bénéficie l’Europe depuis près de deux ans a permis, d’abord de limiter la montée du chômage, puis de l’infléchir quelque peu. Mais l’analyse historique du chômage wallon montre que les améliorations conjoncturelles sont, et ce par définition, d’une durée limitée, mais surtout d’une ampleur insuffisante. Au terme de ces embellies conjoncturelles, le chômage wallon reste élevé.
L’explication est donnée par l’analyse structurelle du chômage : une forte proportion de chômeurs de longue durée et peu qualifiés, et donc peu ou prou dans l’impossibilité de remplir les emplois vacants existants ou ceux susceptibles d’être créés.
Cette analyse est plus amplement développée dans la partie introductive du Rapport économique 2007 de l'UWE.