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L’homme et le robot en conflit ?

Par Thierry Mortier, Associé EY responsable de Technology Advisory - — 09/11/2017 10:18

Si nous ouvrons la porte aux robots, quelles seront les conséquences pour les travailleurs ? Tous les emplois passeront-ils à la trappe ? De nombreux mythes subsistent quant aux objectifs et aux effets de l’automatisation poussée. L’automatisation du travail routinier permet cependant aux différents collaborateurs de l’entreprise de se consacrer à l’innovation, aux idées et au travail à haute valeur ajoutée. Non pas à cause, mais grâce à l’automatisation robotique des processus (ARP). Découvrez ici comment EY a implémenté ce processus et quels sont les facteurs de réussite indispensables !

L’automatisation robotique des processus (ARP) est un logiciel qui permet d’automatiser les processus d’entreprise répétitifs et à gros volumes. Il n’est pas nécessaire, pour y parvenir, de moderniser l’infrastructure IT existante. L’ARP est, en effet, une couche technologique transversale à tous les systèmes existants et forme une plateforme compatible avec toutes les applications propres à l’entreprise. L’ARP permet un degré élevé d’automatisation en ne nécessitant qu’un minimum d’efforts.

Une tâche peut être retirée des attributions de l’homme et confiée à l’ARP si elle satisfait à trois conditions : elle implique toujours la même opération, passe par l’utilisation de gabarits et repose sur des règles établies. Ces tâches demandent habituellement beaucoup de travail et les erreurs humaines sont le principal risque afférent, avec parfois de lourdes conséquences (légales) à la clé. Il arrive, par ailleurs, souvent que les collaborateurs doivent utiliser divers systems pour mener leur tâche à bonne fin, ce qui peut également engendrer des complications.

Un monde de différence

Poussez les portes d’une entreprise, quelle qu’elle soit (indépendamment du secteur et du pays où elle est active) : vous saisirez d’emblée à quel niveau l’ARP peut faire une immense différence, non seulement en réduisant la charge de travail, mais aussi en diminuant considérablement la marge d’erreur, voire en la neutralisant.

  • RH : enregistrement du temps, payroll, procédures d’onboarding et d’offboarding, changements d’adresse...
  • Finance : clôtures trimestrielles, ordres de paiement, facturation, impôts, reporting...
  • IT : installations, gestion de dossiers, gestion des e-mails, monitoring...
  • Front-office : call centers, gestion des réclamations, activités commerciales, relations avec la clientèle...
  • Chaîne d’approvisionnement : gestion, consommation d’énergie, protection...

L’ARP apporte un gain de temps jusqu’à 40% et un gain d’efficacité entre 10 à 25%.

L’amélioration de l’efficacité et de la qualité contribue à maximiser la satisfaction des clients et la flexibilité. Le personnel se sent valorisé parce qu’il peut troquer le «travail mental à la chaîne» contre des missions plus enrichissantes. Dans cette optique, l’homme et la machine ne sont pas des ennemis, mais des alliés. Les robots sont inégalables pour traiter les tâches répétitives et prévisibles au volume élevé. Aucun être humain ne pourrait les exécuter plus rapidement ni avec autant d’efficacité, de cohérence et de précision. Les hommes sont, quant à eux, imbattables pour nouer des relations, émettre des jugements subjectifs, réaliser des tâches uniques à petit volume et mettre en place des changements et des améliorations.

Tordons le cou à certains mythes. L’ARP ne vise pas seulement à remplacer les êtres humains et à supprimer leurs emplois. L’ARP n’est pas une menace pour le management opérationnel. L’objectif de l’ARP n’est pas seulement de réduire les coûts. Pour être un succès, l’ARP n’implique pas que l’ensemble du processus d’entreprise soit automatisé.

Dix facteurs de réussite de l’ARP

Par où commencer ? Riche de son expérience acquise dans l’implémentation de l’ARP auprès de clients issus de différents secteurs, EY met en avant dix facteurs de réussite

  1. Définissez votre stratégie et fixez vos objectifs dès le début du processus.
  2. Développez un business case.
  3. Réalisez une analyse correcte pour effectuer les bonnes actions.
  4. Impliquez rapidement le département IT dans le processus.
  5. Déployez un programme de gestion du changement bien pensé.
  6. Commencez petit et avec flexibilité, mais soyez clair sur vos ambitions.
  7. Sécurisez l’accès à l’environnement de test.
  8. Évaluez le degré de maturité et concentrez-vous sur la transformation.
  9. L’ARP n’a pas encore dévoilé tout son potentiel – inscrivez-la dans la stratégie à long terme.
  10. Élaborez de nouveaux modèles de gouvernance.
 

[Source : www.ey.com]