Elections 2004 : les entreprises en campagne !
04|04 - Ce «Spécial Elections», co-publié par l'UWE et l'UCM, rassemble une série de propositions concrètes pour réduire les obstacles (administratifs, financiers, fiscaux...). Il suggère également de développer des politiques qui permettent à l'activité de se déployer dans les nouveaux secteurs de biens et de services...
L'UCM et l'UWE ont souscrit aux objectifs du Contrat d'Avenir pour la Wallonie. Retrouver la moyenne européenne en matière d'emploi et de PIB (richesse produite) par habitant d'ici 2010, c'est à la fois ambitieux et raisonnable. Par sa situation géographique, ses universités, son savoir-faire... notre région a tous les atouts en main pour tourner la page des restructurations industrielles et ne plus être à la traîne économiquement.
Réussir le redressement implique de créer 20.000 nouvelles entreprises d'ici 2010, et de permettre à celles qui existent de se maintenir et de grandir. Les Wallons et les Wallonnes ont des projets, du talent, du courage.
Il est impossible de forcer quelqu'un à entreprendre ou à développer son affaire, mais il est facile de l'en dissuader. Lever les handicaps, multiplier les incitants : voilà ce que nous demandons aux autorités régionales comme aux autres. Depuis la signature du Contrat d'Avenir en 1999, certains progrès ont été faits. L'état d'esprit s'est amélioré. Mais les chiffres démontrent que les efforts sont encore insuffisants. Si l'écart entre la Wallonie et les régions voisines ne se creuse plus, il ne se réduit pas significativement. Or, le temps presse. La situation politique belge, l'unification européenne et la perspective du vieillissement de la population imposent de remonter la pente plus rapidement. Rencontrer les besoins sociaux n'est possible qu'avec une économie à la pointe.
Pour inciter davantage de Wallons et de Wallonnes à créer leur emploi et celui des autres, il faut rendre à l'acte d'entreprendre toute sa noblesse. Ce «Spécial Elections» rassemble une série de propositions concrètes pour réduire les obstacles (administratifs, financiers, fiscaux...). Il suggère également de développer des politiques qui permettent à l'activité de se déployer dans les nouveaux secteurs de biens et de services. Etre à la pointe dans certains créneaux des nouvelles technologies est une condition de développement.
La pratique du «clustering» ou l'accès à la Recherche & Développement sont des outils indispensables, tout comme la formation de personnes hautement qualifiées. Pour favoriser la croissance des entreprises, les postes budgétaires qui supportent directement le développement économique doivent augmenter plus rapidement que le PIB. Il ne s'agit pas seulement des aides à l'emploi ou aux investissements, mais les pouvoirs publics doivent construire une infrastructure (y compris en télécommunications) et un environnement qui permettent aux entreprises de s'épanouir. L'UCM et l'UWE ne réclament pas de «cadeaux». Nos propositions visent simplement à aider le futur gouvernement à poser les bons choix pour créer un climat plus favorable à toutes les initiatives. Nous sommes persuadés que, en Wallonie en 2004, l'intérêt bien compris des entrepreneurs, créateurs de richesses et d'emplois, se confond avec l'intérêt général.