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L'UWE DANS LA PRESSE | Olivier de Wasseige (UWE) : "Nous aurons un poids plus fort sur les décisions"

Par webmaster - — 01/09/2017 08:42

Olivier de Wasseige prend officiellement ce vendredi la tête de l'Union wallonne des entreprises. Il remplace Vincent Reuter aux commandes depuis 2002. Son arrivée tombe à un moment particulier sur le front politique. L'arrivée des libéraux au pouvoir en Wallonie après l'éjection des socialistes pourrait aider le patronat wallon dans ses revendications. Consultez ici l'interview complète parue le 1er septembre 2017 sur le site de L'Echo.

Les phrases clés

"C'est certain qu'il y aura des préoccupations de l'UWE qui seront rencontrées par ce nouveau gouvernement."

"Il y a du travail pour aider les PME à croître."

Olivier de Wasseige prend officiellement ce vendredi la tête de l'Union wallonne des entreprises. Il remplace Vincent Reuter aux commandes depuis 2002. Son arrivée tombe à un moment particulier sur le front politique. L'arrivée des libéraux au pouvoir en Wallonie après l'éjection des socialistes pourrait aider le patronat wallon dans ses revendications.

Que pensez-vous de ce basculement politique et ce virage plus à droite pour la Wallonie?

Pour nous, ce qui compte, c'est le contenu. L'UWE ne prend pas de position politique. On a toujours eu une expression qu'on traduit de façon simple: peu importe la marmite pourvu que la soupe soit bonne.

Mais pour les entreprises, la soupe risque d'être plus appétissante sans les socialistes aux fourneaux.

Probablement! On aura plusieurs ministres plus orientés vers nos attentes. On nous écoutera beaucoup plus. Je ne dis pas que nous n'étions pas écoutés dans le passé. Que du contraire! Toute la politique économique de Jean-Claude Marcourt a été à l'écoute des entreprises. Nous avons travaillé de concert sur le plan Marshall et les pôles de compétitivité. Mais aujourd'hui, c'est certain qu'il y aura des préoccupations de l'UWE qui seront rencontrées par ce nouveau gouvernement. Je pense notamment à nos positions et nos revendications par rapport au Forem.

Pourquoi? Le Forem, c'était la vache sacrée des socialistes?

On n'était pas tellement écouté. On a depuis toujours demandé des indicateurs de performance. On a demandé qu'il y ait des bilans de compétences. Cela arrive tout doucement mais il a fallu qu'on tape sur la table. On a demandé qu'on mette en place des formations qui soient en relation avec le monde de l'enseignement pour travailler sur les programmes qui correspondent aux métiers en pénurie. Et là, cela ne va pas encore assez vite. La formation des demandeurs d'emploi doit rendre quelqu'un plus facilement disponible pour répondre à des offres d'emploi. Il faut aller plus loin et rendre les demandeurs d'emploi hautement qualifiés. Malheureusement, il y a une volonté syndicale de mettre l'accent sur une formation des chômeurs pour être au moins qualifiés. Il faut aller plus loin dans la qualification. C'est une question d'adéquation entre la formation et les demandes des entreprises.

La FGTB estime que les entreprises sont trop exigeantes dans leurs offres d'emploi.

C'est une accusation gratuite. C'est encore le droit de l'entrepreneur de dire ce dont il a besoin. Et s'il ne le trouve pas au Forem, il va le trouver ailleurs via des bureaux de recrutement. Aujourd'hui, des tas d'entrepreneurs nous disent qu'ils ne passent plus via le Forem pour leur recrutement. C'est un désaveu pour le Forem.

Que faut-il changer dans le fonctionnement du Forem?

La répartition du personnel doit être revue. Il faut plus s'occuper des clients (entreprises et demandeurs d'emploi). Aujourd'hui, nous avons une proportion de 2/3 des emplois dans l'administratif et 1/3 orienté vers l'extérieur. Cette proportion doit s'inverser. Deuxièmement, il faut plus orienter les formations vers les métiers en pénurie. Le bilan de compétences est aussi indispensable. Il ne faut pas en faire uniquement quelque chose de déclaratif. Nous voulons aussi avoir plus de formations vers le hautement qualifié. L'aspect technologique et la numérisation d'un certain nombre de métiers font que les entreprises ont des exigences de plus en plus élevées.

Qu'est-ce qui vous plaît dans ce nouveau gouvernement?

Il y a certainement une volonté d'aller vite sur certains points et de ne pas tout casser. Des premières discussions que nous avons eues avec les ministres Jeholet et Borsus, il n'est pas question de remettre en cause le plan Marshall simplement parce que c'était Marcourt. Un élément qui nous plaît aussi, c'est cette volonté de revoir toutes les structures de l'animation économique. Il y en a trop! Mais attention, ce n'est pas parce que les libéraux sont au gouvernement qu'on ne sera pas critiques. Ce qui compte, c'est de voir nos revendications rencontrées.

Qu'est-ce qui n'était pas possible avec le PS et qui va l'être avec le MR?

Je ne me prononce pas. Il n'y a rien qui me permet de dire aujourd'hui qu'il va y avoir des éléments qui vont se libérer par rapport à des freins. Ce qui va être possible, c'est qu'on va certainement être plus écoutés et qu'on aura un poids plus fort sur les différentes décisions, sur l'animation économique ou sur la politique énergétique.

La nouvelle majorité a deux ans pour réaliser son programme. C'est court!

Ils ne pourront pas tout faire. Nous allons travailler à la demande du gouvernement sur la mise en place des chantiers prioritaires. On ne parle pas de mesurettes mais de mesures qui pourront se prolonger au-delà des élections. Je pense à la relance industrielle. Sur les 70.000 entreprises en Wallonie, seulement 0,4% sont des grandes entreprises. Ces 320 entreprises génèrent 25% de notre emploi privé, sans compter tous les sous-traitants. Il y a du travail pour aider les PME à croître! Si chaque PME wallonne passe de sa taille moyenne de 9 personnes à 11 personnes (comme en Flandre), on résoudrait une grande partie du chômage.

Croissance La Wallonie doit miser sur ses PME

L'UWE a publié jeudi son étude annuelle sur la situation de l'entreprise. La version 2017 fait un focus sur les entreprises à fort potentiel de croissance. On entend par là une entreprise d'au moins 10 employés connaissant une croissance annuelle moyenne de sa valeur ajoutée ou de son effectif de plus de 20% sur trois ans. Sur les 74.500 sociétés analysées sur la période 2012-2015, l'UWE en dénombre 336 en Wallonie en termes de valeur ajoutée et 171 en termes d'emploi. On y trouve de tout (de la biotech aux entreprises de service).

Si leur forte croissance est un phénomène temporaire, trois entreprises wallonnes ont connu une croissance annuelle moyenne de leur valeur ajoutée supérieure à 20% entre 2015 et 2017: Diagenode (biotech), Fact Group (gardiennage) et Clixxs (titres-services).

Reste la question cruciale: comment y parvenir? Au-delà de la personnalité du patron, l'UWE estime que la Wallonie doit améliorer la formation et le fonctionnement du marché du travail.

Les phrases clés

"C'est certain qu'il y aura des préoccupations de l'UWE qui seront rencontrées par ce nouveau gouvernement."

"Il y a du travail pour aider les PME à croître."

Olivier de Wasseige prend officiellement ce vendredi la tête de l'Union wallonne des entreprises. Il remplace Vincent Reuter aux commandes depuis 2002. Son arrivée tombe à un moment particulier sur le front politique. L'arrivée des libéraux au pouvoir en Wallonie après l'éjection des socialistes pourrait aider le patronat wallon dans ses revendications.

Que pensez-vous de ce basculement politique et ce virage plus à droite pour la Wallonie?

Pour nous, ce qui compte, c'est le contenu. L'UWE ne prend pas de position politique. On a toujours eu une expression qu'on traduit de façon simple: peu importe la marmite pourvu que la soupe soit bonne.

Mais pour les entreprises, la soupe risque d'être plus appétissante sans les socialistes aux fourneaux.

Probablement! On aura plusieurs ministres plus orientés vers nos attentes. On nous écoutera beaucoup plus. Je ne dis pas que nous n'étions pas écoutés dans le passé. Que du contraire! Toute la politique économique de Jean-Claude Marcourt a été à l'écoute des entreprises. Nous avons travaillé de concert sur le plan Marshall et les pôles de compétitivité. Mais aujourd'hui, c'est certain qu'il y aura des préoccupations de l'UWE qui seront rencontrées par ce nouveau gouvernement. Je pense notamment à nos positions et nos revendications par rapport au Forem.

Pourquoi? Le Forem, c'était la vache sacrée des socialistes?

On n'était pas tellement écouté. On a depuis toujours demandé des indicateurs de performance. On a demandé qu'il y ait des bilans de compétences. Cela arrive tout doucement mais il a fallu qu'on tape sur la table. On a demandé qu'on mette en place des formations qui soient en relation avec le monde de l'enseignement pour travailler sur les programmes qui correspondent aux métiers en pénurie. Et là, cela ne va pas encore assez vite. La formation des demandeurs d'emploi doit rendre quelqu'un plus facilement disponible pour répondre à des offres d'emploi. Il faut aller plus loin et rendre les demandeurs d'emploi hautement qualifiés. Malheureusement, il y a une volonté syndicale de mettre l'accent sur une formation des chômeurs pour être au moins qualifiés. Il faut aller plus loin dans la qualification. C'est une question d'adéquation entre la formation et les demandes des entreprises.

La FGTB estime que les entreprises sont trop exigeantes dans leurs offres d'emploi.

C'est une accusation gratuite. C'est encore le droit de l'entrepreneur de dire ce dont il a besoin. Et s'il ne le trouve pas au Forem, il va le trouver ailleurs via des bureaux de recrutement. Aujourd'hui, des tas d'entrepreneurs nous disent qu'ils ne passent plus via le Forem pour leur recrutement. C'est un désaveu pour le Forem.

Que faut-il changer dans le fonctionnement du Forem?

La répartition du personnel doit être revue. Il faut plus s'occuper des clients (entreprises et demandeurs d'emploi). Aujourd'hui, nous avons une proportion de 2/3 des emplois dans l'administratif et 1/3 orienté vers l'extérieur. Cette proportion doit s'inverser. Deuxièmement, il faut plus orienter les formations vers les métiers en pénurie. Le bilan de compétences est aussi indispensable. Il ne faut pas en faire uniquement quelque chose de déclaratif. Nous voulons aussi avoir plus de formations vers le hautement qualifié. L'aspect technologique et la numérisation d'un certain nombre de métiers font que les entreprises ont des exigences de plus en plus élevées.

Qu'est-ce qui vous plaît dans ce nouveau gouvernement?

Il y a certainement une volonté d'aller vite sur certains points et de ne pas tout casser. Des premières discussions que nous avons eues avec les ministres Jeholet et Borsus, il n'est pas question de remettre en cause le plan Marshall simplement parce que c'était Marcourt. Un élément qui nous plaît aussi, c'est cette volonté de revoir toutes les structures de l'animation économique. Il y en a trop! Mais attention, ce n'est pas parce que les libéraux sont au gouvernement qu'on ne sera pas critiques. Ce qui compte, c'est de voir nos revendications rencontrées.

Qu'est-ce qui n'était pas possible avec le PS et qui va l'être avec le MR?

Je ne me prononce pas. Il n'y a rien qui me permet de dire aujourd'hui qu'il va y avoir des éléments qui vont se libérer par rapport à des freins. Ce qui va être possible, c'est qu'on va certainement être plus écoutés et qu'on aura un poids plus fort sur les différentes décisions, sur l'animation économique ou sur la politique énergétique.

La nouvelle majorité a deux ans pour réaliser son programme. C'est court!

Ils ne pourront pas tout faire. Nous allons travailler à la demande du gouvernement sur la mise en place des chantiers prioritaires. On ne parle pas de mesurettes mais de mesures qui pourront se prolonger au-delà des élections. Je pense à la relance industrielle. Sur les 70.000 entreprises en Wallonie, seulement 0,4% sont des grandes entreprises. Ces 320 entreprises génèrent 25% de notre emploi privé, sans compter tous les sous-traitants. Il y a du travail pour aider les PME à croître! Si chaque PME wallonne passe de sa taille moyenne de 9 personnes à 11 personnes (comme en Flandre), on résoudrait une grande partie du chômage.

Croissance La Wallonie doit miser sur ses PME

L'UWE a publié jeudi son étude annuelle sur la situation de l'entreprise. La version 2017 fait un focus sur les entreprises à fort potentiel de croissance. On entend par là une entreprise d'au moins 10 employés connaissant une croissance annuelle moyenne de sa valeur ajoutée ou de son effectif de plus de 20% sur trois ans. Sur les 74.500 sociétés analysées sur la période 2012-2015, l'UWE en dénombre 336 en Wallonie en termes de valeur ajoutée et 171 en termes d'emploi. On y trouve de tout (de la biotech aux entreprises de service).

Si leur forte croissance est un phénomène temporaire, trois entreprises wallonnes ont connu une croissance annuelle moyenne de leur valeur ajoutée supérieure à 20% entre 2015 et 2017: Diagenode (biotech), Fact Group (gardiennage) et Clixxs (titres-services).

Reste la question cruciale: comment y parvenir? Au-delà de la personnalité du patron, l'UWE estime que la Wallonie doit améliorer la formation et le fonctionnement du marché du travail.

Les phrases clés :

  • "C'est certain qu'il y aura des préoccupations de l'UWE qui seront rencontrées par ce nouveau gouvernement".

  • "Il y a du travail pour aider les PME à croître".


Que pensez-vous de ce basculement politique et ce virage plus à droite pour la Wallonie?

Pour nous, ce qui compte, c'est le contenu. L'UWE ne prend pas de position politique. On a toujours eu une expression qu'on traduit de façon simple: peu importe la marmite pourvu que la soupe soit bonne.

Mais pour les entreprises, la soupe risque d'être plus appétissante sans les socialistes aux fourneaux.

Probablement! On aura plusieurs ministres plus orientés vers nos attentes. On nous écoutera beaucoup plus. Je ne dis pas que nous n'étions pas écoutés dans le passé. Que du contraire! Toute la politique économique de Jean-Claude Marcourt a été à l'écoute des entreprises. Nous avons travaillé de concert sur le plan Marshall et les pôles de compétitivité. Mais aujourd'hui, c'est certain qu'il y aura des préoccupations de l'UWE qui seront rencontrées par ce nouveau gouvernement. Je pense notamment à nos positions et nos revendications par rapport au Forem.

Pourquoi? Le Forem, c'était la vache sacrée des socialistes?

On n'était pas tellement écouté. On a depuis toujours demandé des indicateurs de performance. On a demandé qu'il y ait des bilans de compétences. Cela arrive tout doucement mais il a fallu qu'on tape sur la table. On a demandé qu'on mette en place des formations qui soient en relation avec le monde de l'enseignement pour travailler sur les programmes qui correspondent aux métiers en pénurie. Et là, cela ne va pas encore assez vite. La formation des demandeurs d'emploi doit rendre quelqu'un plus facilement disponible pour répondre à des offres d'emploi. Il faut aller plus loin et rendre les demandeurs d'emploi hautement qualifiés. Malheureusement, il y a une volonté syndicale de mettre l'accent sur une formation des chômeurs pour être au moins qualifiés. Il faut aller plus loin dans la qualification. C'est une question d'adéquation entre la formation et les demandes des entreprises.

La FGTB estime que les entreprises sont trop exigeantes dans leurs offres d'emploi.

C'est une accusation gratuite. C'est encore le droit de l'entrepreneur de dire ce dont il a besoin. Et s'il ne le trouve pas au Forem, il va le trouver ailleurs via des bureaux de recrutement. Aujourd'hui, des tas d'entrepreneurs nous disent qu'ils ne passent plus via le Forem pour leur recrutement. C'est un désaveu pour le Forem.

Que faut-il changer dans le fonctionnement du Forem?

La répartition du personnel doit être revue. Il faut plus s'occuper des clients (entreprises et demandeurs d'emploi). Aujourd'hui, nous avons une proportion de 2/3 des emplois dans l'administratif et 1/3 orienté vers l'extérieur. Cette proportion doit s'inverser. Deuxièmement, il faut plus orienter les formations vers les métiers en pénurie. Le bilan de compétences est aussi indispensable. Il ne faut pas en faire uniquement quelque chose de déclaratif. Nous voulons aussi avoir plus de formations vers le hautement qualifié. L'aspect technologique et la numérisation d'un certain nombre de métiers font que les entreprises ont des exigences de plus en plus élevées.

Qu'est-ce qui vous plaît dans ce nouveau gouvernement?

Il y a certainement une volonté d'aller vite sur certains points et de ne pas tout casser. Des premières discussions que nous avons eues avec les ministres Jeholet et Borsus, il n'est pas question de remettre en cause le plan Marshall simplement parce que c'était Marcourt. Un élément qui nous plaît aussi, c'est cette volonté de revoir toutes les structures de l'animation économique. Il y en a trop! Mais attention, ce n'est pas parce que les libéraux sont au gouvernement qu'on ne sera pas critiques. Ce qui compte, c'est de voir nos revendications rencontrées.

Qu'est-ce qui n'était pas possible avec le PS et qui va l'être avec le MR?

Je ne me prononce pas. Il n'y a rien qui me permet de dire aujourd'hui qu'il va y avoir des éléments qui vont se libérer par rapport à des freins. Ce qui va être possible, c'est qu'on va certainement être plus écoutés et qu'on aura un poids plus fort sur les différentes décisions, sur l'animation économique ou sur la politique énergétique.

La nouvelle majorité a deux ans pour réaliser son programme. C'est court!

Ils ne pourront pas tout faire. Nous allons travailler à la demande du gouvernement sur la mise en place des chantiers prioritaires. On ne parle pas de mesurettes mais de mesures qui pourront se prolonger au-delà des élections. Je pense à la relance industrielle. Sur les 70.000 entreprises en Wallonie, seulement 0,4% sont des grandes entreprises. Ces 320 entreprises génèrent 25% de notre emploi privé, sans compter tous les sous-traitants. Il y a du travail pour aider les PME à croître! Si chaque PME wallonne passe de sa taille moyenne de 9 personnes à 11 personnes (comme en Flandre), on résoudrait une grande partie du chômage.

Croissance : la Wallonie doit miser sur ses PME

L'UWE a publié jeudi son étude annuelle sur la situation de l'entreprise. La version 2017 fait un focus sur les entreprises à fort potentiel de croissance. On entend par là une entreprise d'au moins 10 employés connaissant une croissance annuelle moyenne de sa valeur ajoutée ou de son effectif de plus de 20% sur trois ans. Sur les 74.500 sociétés analysées sur la période 2012-2015, l'UWE en dénombre 336 en Wallonie en termes de valeur ajoutée et 171 en termes d'emploi. On y trouve de tout (de la biotech aux entreprises de service).

Si leur forte croissance est un phénomène temporaire, trois entreprises wallonnes ont connu une croissance annuelle moyenne de leur valeur ajoutée supérieure à 20% entre 2015 et 2017: Diagenode (biotech), Fact Group (gardiennage) et Clixxs (titres-services).

Reste la question cruciale: comment y parvenir? Au-delà de la personnalité du patron, l'UWE estime que la Wallonie doit améliorer la formation et le fonctionnement du marché du travail.

 

[L'Echo, 01/09/2017]