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L'UWE DANS LA PRESSE | Didier Paquot juge les résultats du Plan Marshall décevants

Par webmaster - — 16/02/2017 14:46

Le lancement du Plan Marshall dédié au redressement de la Wallonie remonte à l'année 2005. Une décennie plus tard, le bulletin n'est pas très réjouissant... Une déception à laquelle le Directeur du Département économique de l'UWE, interrogé par le journal «Le Soir» du 16 février, appelle à réfléchir "de manière sereine et dépassionnée"...

Les statistiques sont cruelles. Le PIB wallon par habitant, qui culminait à 89% de la moyenne européenne en 2003, est retombé à 86% de celle-ci en 2014. A titre de comparaison, le PIB flamand par habitant pèse toujours 120% de la moyenne européenne (il était à 121% en 2003). La croissance du PIB ? La Wallonie n'a fait mieux que la Flandre qu'à trois reprises pendant la période sous revue : en 2003, en 2008 et en 2010. Depuis lors, la croissance wallonne s'est systématiquement affichée en retrait de la Flandre.

Une déception pour Didier Paquot, Directeur du Département économique de l'UWE : "L'objectif visant à limiter le décrochage n'est pas atteint. Et les autres indicateurs ne sont pas plus réjouissants : le taux de chômage, à 10,9% fin 2016, est identique à celui de 2003, alors que la Flandre est passée sur la même période de 5,7% à 4,9%. Le taux d'emploi est un peu plus encourageant, passant de 55,4% à 56,9% mais, ici encore, la Flandre fait mieux puisqu'elle passe de 62,9% à 66,4%".

La faute à la crise ? Pas seulement pour Didier Paquot, qui estime que, même contrariées, les mesures structurelles décidées par le gouvernement wallon auraient dû générer des effets plus convaincants. "Certaines pièces du puzzle sont probablement manquantes, relève-t-il. Parmi celles-ci, il y a l'enseignement et la formation. Si l'objectif est de tirer le tissu industriel vers le haut, d'arriver à une production plus innovante et à plus haute valeur ajoutée, il faut que les compétences suivent. Or, ce n'est pas le cas : trop d'entreprises se déclarent encore entravées dans leur développement par le fait qu'elles ne trouvent pas les compétences requises". Sachant que les profils visés ne sont pas systématiquement des docteurs en chimie ou des ingénieurs, mais des commerciaux multilingues ou des ouvriers qualifiés. "Trop de jeunes sortent des écoles sans diplôme, ou avec un diplôme peu recherché par les entreprises".

En conclusion, Didier Paquot appelle à réfléchir à la déception suscitée pour l'instant par le plan Marshall : "A titre personnel, je pense que le moment est venu de se poser et d'en analyser les causes, de manière sereine et dépassionnée".

[Le Soir, 16/02/2017]