Manifestation du 2 décembre : une agitation malvenue !
30 novembre 2011 - Absence de gouvernement, dégradation de la note belge, crise de la zone euro, ralentissement de l'économie mondiale : nous n'avons pas le choix, il faut d'urgence des mesures structurelles pour assurer, à l’avenir, le bien-être de tous. Les négociateurs des six partis appelés à former un gouvernement ont pris leurs responsabilités. L'accord sur le budget 2012 est le fruit d’un compromis et n'épargne personne. L'UWE et l’UCM ont fait part de leur insatisfaction. Les deux organisations patronales estiment néanmoins qu'il faut avoir le sens des responsabilités et viser l’intérêt général.
L’annonce et le maintien d’actions de grève et d’une manifestation ce vendredi 2 décembre tiennent au contraire de l’irresponsabilité. Il est particulièrement négatif et contre-productif, pour tous, d’ajouter de l’agitation sociale à la crise politique et économique.
Par cette action, les organisations syndicales risquent, avant tout, de créer de l’inquiétude et de l’insécurité, dont personne n’a besoin pour le moment. L'agitation sociale a des conséquences directes importantes. Elle ralentit la création des richesses dont nous avons tant besoin et, au-delà, marque les esprits. Leur répétition incessante décourage les entrepreneurs, éloigne les investisseurs ou candidats investisseurs. Entretenir un tel climat social délétère frise l’inconscience en cette période d’instabilité politique et économique.
Malgré les difficultés, les employeurs notent qu’une attention toute particulière a été portée au maintien du pouvoir d’achat des salariés. Dans ces conditions, ils demandent donc, solennellement, aux organisations syndicales de regarder la situation objectivement et d’en tirer la seule conclusion possible en faisant, elles aussi, preuve de sens des responsabilités. Il n'est pas raisonnable de provoquer de l'agitation sociale avec des actions telles que celle prévue ce vendredi.