Grèves : assez de contre-vérités !
21 décembre 2011 - Comme le prouve depuis 2 jours le mouvement spontané à la SNCB, l’agitation sociale entretenue par les syndicats repose sur une mauvaise information, voire des contre-vérités. Dans le cas de la SNCB, le personnel roulant, accompagnateurs et conducteurs de train, pourra toujours accéder à la prépension dès l'âge de 55 ans. Le ministre l’a rappelé avant même le déclenchement des actions. La paralysie du seul rail wallon de ce mercredi pose aussi question alors qu’il s’agit de mesures touchant l’ensemble du pays.
L'UCM et l’UWE condamnent ce genre d'actions injustifiées qui portent préjudice à tous. Une fois de plus, la Wallonie se distingue alors qu’elle peut encore moins se le permettre dans le nouveau cadre institutionnel. Ce n’est pas avec cette mentalité que nous pourrons réaliser les ambitions de développement dont la Wallonie a tant besoin. C’est justement en travaillant qu’on y arrivera !
Les deux organisations déplorent d'ailleurs la grève des services publics annoncée ce jeudi. Ni l'UWE, ni l'UCM ne souscrivent entièrement à l'accord de gouvernement, mais elles comprennent que des mesures d'assainissement budgétaires sont indispensables. C’est une simple question de bon sens.
Le programme d'austérité mis en oeuvre impose des sacrifices à tout le monde, y compris aux indépendants, aux détenteurs de capitaux et aux entreprises. Il y a une taxation lourde des revenus mobiliers, une hausse de l’impôt des sociétés, et de certaines charges sur le travail, sans aucune mesure positive pour rétablir la compétitivité. Personne n'est épargné. Il est faux de soutenir que le capital n’est pas touché. Un seul exemple parmi d’autres : la double taxation des dividendes le prouve, avec une première taxation au niveau du bénéfice de l’entreprise, puis au moment de leur distribution.
En organisant le mécontentement social, en ajoutant une crise sociale à la crise économique et financière, les syndicats font fausse route. Paralyser l'activité et donc empêcher les entreprises de tourner ne peut rien apporter de bon. Pour rappel, ce sont les entreprises qui créent l'emploi et les richesses nécessaires à la solidarité.