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Accord sur le budget : un pas important dans la bonne direction, mais pas de renforcement de la compétitivité

Par Yves-Etienne Massart - — 28/11/2011 10:43

26 novembre 2011 - La FEB apprécie que les négociateurs aient continué à travailler pour arriver, avant l’ouverture des marchés financiers, à un accord sur le budget des années 2012 et suivantes, ainsi que sur des réformes structurelles...

La FEB espère que des dispositions claires ont été prises tant pour 2013 et 2014 que pour 2012, et que la part des économies ira croissante dans l'effort global sur la période.

Il est trop tôt pour formuler un commentaire, parce que toute l’information n’est pas disponible et qu’il faut prendre le temps nécessaire pour livrer une analyse détaillée.

Sur la base des informations provisoires mais incomplètes dont elle dispose, la FEB déduit que des étapes ont été franchies et que des adaptations importantes ont été apportées aux propositions qui étaient jusqu'à présent sur la table.

Des efforts ont été consentis pour améliorer le rapport entre les économies et les nouvelles recettes, afin de mieux répondre aux recommandations de l'Europe et aux attentes des marchés financiers.

Dans l’ensemble des mesures adoptées, il demeure cependant, malgré des adaptations, une série considérable de charges sur les entreprises et les cadres, qui pèseront inévitablement sur la croissance et l’attrait de notre pays pour les investisseurs. Une grande vigilance est de mise à cet égard. Il était toutefois difficile de l’éviter complètement dans le cadre d’un accord global…

Des réformes essentielles notamment en matière de système de pension anticipée devraient permettre à la Belgique, après une période de plusieurs années, d’approcher la moyenne européenne (mais pas le groupe de tête) en ce qui concerne le taux d’activité.

Ces améliorations renforcent la crédibilité de l’accord et du budget.

"Le gros point aveugle de l’accord reste l’adaptation de notre système d'indexation, telle que demandée par l'Europe. Ignorer cette demande européenne est en soi une occasion manquée. Les employeurs déplorent que tous les négociateurs n’aient pas suivi l'appel visant à rendre notre pays moins vulnérable aux chocs externes (p.ex. les hausses des prix du pétrole) et aux effets de second tour. L’impact des mesures de l’accord qui ont pour effet d’accélérer l’inflation devrait au moins pouvoir être annulé", conclut Rudi Thomaes, Administrateur délégué de la FEB.