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Accords de branche : les efforts des industriels portent leurs fruits

Par Cécile Neven - — 21/03/2011 15:43

Les fédérations industrielles ont présenté leur sixième rapport annuel d’information sur les accords de branche. Ces accords portent sur 180 entreprises dont les 220 sites concernés représentent 80 à 90% de la consommation énergétique de l’industrie wallonne.

Le secteur industriel est le seul à diminuer structurellement ses consommations depuis 2002 à contrario du tertiaire, du résidentiel et du transport (source : bilan énergétique wallon).

2009 aura été l’année du plongeon pour la consommation énergétique de l’industrie, puisque celle-ci chute de près d’un tiers par rapport à l’année précédente suite à la baisse prononcée de l’activité économique. Toutes les branches industrielles subissent des baisses de production importantes (hauts fourneaux, cimenteries, engrais,…). Il en ressort que la part de l'industrie dans la

consommation finale d'énergie de la Wallonie en 2009 ne représente plus que 34% versus les 45% « historiques » (source : sixième rapport annuel des accords de branche).

C’est devant le CESRW et le CWEDD que les fédérations industrielles ont présenté leur traditionnel rapport annuel d’information sur les accords de branche. Malgré la conjoncture difficile observée en 2008 et 2009, on constate une amélioration globale de l’efficacité énergétique, ainsi qu’une réduction de l’émission de gaz à effets de serre (GES). En 2009, la quantité d’énergie économisée correspondait à la consommation de 175.000 familles en une année. Quant aux GES, ce sont près de 1.856.000 tonnes de CO2 qui n’ont pas été émises, soit l’équivalent de 12,5 milliards de kms parcourus en voiture.

On pourrait croire que c’est la grave crise économique que nous avons traversée qui est à l’origine de l’amélioration des indices d’efficacité énergétique.

Il n’en est rien puisque ces indices sont des indices relatifs qui sont calculés en fonction d’une unité produite et sont quasiment indépendants du volume global de production.

La réussite globale des accords de branche se mesure aussi par le nombre de participants, la couverture sectorielle en termes de consommations d’énergie mais aussi et surtout par l’intérêt grandissant que les entreprises apportent à l’énergie.

Les entreprises et les autorités poursuivent à présent la réflexion qu’ils ont entamée sur l’élaboration des modalités et sur le champ d’action de la prochaine génération d’accords de branche (post 2012).