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Attentes des entreprises

Par Cécile Neven - — 03/07/2009 07:05

Les questions énergétiques préoccupent particulièrement les entreprises, et ce à plusieurs titres : l’augmentation des coûts de l’énergie, la sécurité d’approvisionnement, le maintien de la compétitivité et la sécurité juridique.

L’augmentation des coûts que l’on a connue en 2008 a été liée à l’augmentation du prix du pétrole, mais également à la libéralisation du marché de l’électricité (décret du 12 avril 2001 relatif à l’organisation du marché régional de l’électricité et décret du 19 novembre 2002 relatif à l’organisation du marché régional du gaz), ainsi qu’au développement du marché des énergies renouvelables, par la voie du système de soutien lié à l’octroi de certificats verts aux installations de production d’électricité verte.

Cette augmentation des coûts a également été indirectement liée à la mise en œuvre du marché européen de droits d’émission (quotas de CO2). L’année 2008 a ainsi vu adopter le second plan d’allocation de quotas (période 2008-2012), sur base duquel la Commission a imposé à la Belgique une réduction de la «bulle» – c’est-à-dire de l’allocation totale – de 7,6% des 63,3 Mt initialement prévues.

Cette réduction doit être partagée entre les régions. L’UWE plaide pour que le Gouvernement wallon, engagé dans le redéploiement économique de la Wallonie, ne pénalise pas ses entreprises. La réserve pour les nouveaux entrants reste aussi une préoccupation majeure. Il est important que la Région puisse disposer le moment venu de suffisamment de quotas pour assurer le développement de son tissu industriel.

Par ailleurs, les entreprises n’ont pas attendu cette augmentation des coûts pour agir et 199 d’entre elles, représentant 14 secteurs et 90% de la consommation d’énergie de l’industrie wallonne, se sont engagées dans une démarche sectorielle d’amélioration volontaire de leur efficience énergétique et de leurs émissions de CO2 (accords de branche). A titre d’exemple, en 2007, les investissements réalisés par les entreprises dans le cadre des accords de branche ont permis d’éviter l’émission de 1,64 million de tonnes de CO2, soit l’équivalent de l’émission de CO2 de 100.000 ménages.

L’UWE soutient le recours à cette voie volontaire dans l’ensemble des conseils consultatifs : l’accord de branche démontre qu’il est possible de concilier l’objectif de maintien des positions concurrentielles des entreprises et de la Région et l’objectif environnemental, lorsque des objectifs opérationnels réalistes sont définis. A l’avenir, les secteurs poursuivront la réflexion sur ce que pourrait être la future génération d’accords de branche. En effet, le paquet énergie-climat européen prévoit notamment des objectifs ambitieux en matière de recours aux énergies renouvelables. Cela demandera la mobilisation d’une part importante du potentiel technique disponible et générera probablement une pression importante sur tous les secteurs d’activité.

L’ensemble de ces questions (changements climatiques, système européen de commerce de droits d’émission («emission trading», accords de branche, certificats verts, etc.) sont suivies à l’UWE par un groupe de travail «Energie» qui se réunit en fonction de l’actualité, et où sont définies les positions qui seront défendues par l’UWE auprès des cabinets et de l’Administration, et dans les organes consultatifs au sein desquels elle siège (Conseil Economique et Social de la Région wallonne, Conseil wallon de l’Environnement pour le Développement Durable, et Comité Energie).