Sections
Vous êtes ici : Accueil Economie Entreprise News Ambition exigée chez les starters belges !
Actions sur le document

Ambition exigée chez les starters belges !

Par EY - — 23/11/2017 11:19

En 2015, la presse saluait une augmentation de 5% de starters en plus par rapport à l’année précédente. Le nombre de starters atteignant un chiffre inégalé dans le passé. Et en 2016 la presse a salué un nouveau record. Les titres des journaux ne mentent pas, l’entrepreneuriat en Belgique se porte bien : le nombre de Belges qui se sont lancés comme entrepreneurs est en progression constante. Mais cela ne veut pas nécessairement dire que l’esprit d’entreprendre s’est imposé partout et pour tous...

Les titres des journaux ne mentent pas, l’entrepreneuriat en Belgique se porte bien : le nombre de Belges qui se sont lancés comme entrepreneurs est en progression constante.

Pas moins de 89.777 nouvelles entreprises ont vu le jour l’année passée, une augmentation de 7.206 unités ou quelque 8%. Le développement positif perceptible dès 2013 s’est transformé en une réelle tendance.

Cela ne veut pas nécessairement dire que l’esprit d’entreprendre s’est imposé partout et pour tous : même si nos entreprises augmentent en nombre, elles ne s’étendent pas en taille. Pourtant nous avons besoin d’entreprises en croissance, d’entreprises de plus grande taille pour soutenir notre économie assumer le vieillissement de la population et maintenir notre prospérité.

Il est révélateur qu’en dépit de la loi qui dispense à vie les employeurs de cotisations patronales pour leur premier travailleur, seule une nouvelle entreprise sur dix engage aujourd’hui du personnel au cours de sa première année d’existence.

Et ce n’est pas nouveau. Entre 2008 et 2015, le nombre de PME n’employant aucun travailleur a augmenté de près de 20%, tandis que la croissance du nombre de PME avec personnel est restée bloquée à 1,3%.

Pour l’heure, huit petites et moyennes entreprises sur dix se passent donc de personnel. Il est évident que cette situation ne favorise ni l’économie ni l’emploi.

Une progression rapide en tant que starter est indispensable. Idéalement, la croissance et même l’internationalisation doivent être présent dans le business plan qui va lancer la startup sur ses fonds baptismaux. C’est d’autant plus vrai dans le secteur de l’internet ou de l’IT où les barrières à l’entrée sont faibles.

Nos startups technologiques sont prometteuses, elles font de la recherche et possèdent les connaissances, mais si la croissance n’est pas au rendez-vous, elles risquent rapidement de devoir faire face à l’appétit et la concurrence d’entrepreneurs plus ambitieux... et souvent non situées en Belgique. Le pouvoir de décision et parfois le savoir-faire risquent donc de quitter notre pays

Les petits ruisseaux font les grandes rivières, dit le proverbe. Pas vraiment. Car même si nous voyons d’un bon œil se créer de nombreuses nouvelles petites sociétés, les grandes entreprises demeurent un pilier important de notre économie, notamment en offrant des opportunités d’emploi plus stables et de meilleures perspectives de carrière à ceux qui optent pour un emploi salarié. Ou encore en structurant des filières grâce à la sous-traitance.

On dénombre de plus en plus de starters, mais cela ne signifie pas que tous se lancent par passion pour l’entrepreneuriat. Tout le monde n’est pas né pour devenir entrepreneur. Nombre de ces nouveaux entrepreneurs ont en pratique créé leur propre emploi. Cette tendance donne naturellement une image déformée de l’esprit d’entreprise en Belgique.

D’autre part, les grandes entreprises ont un rôle d’exemple à jouer. Elles doivent montrer aux starters et aux petites entreprises qu’une croissance internationale et durable ne relève pas de l’utopie.

La Belgique compte de nombreuses entreprises qui se sont hissées au sommet de l’économie mondiale dans leurs secteurs respectifs. ABinbev est peut-être celle qui marque le plus les esprits, mais d’autres, comme Solvay, UCB, Bekaert, Umicore, EVS et bien d’autres, ont également emprunté la voie menant au sommet.

The sky is the limit

Alors pourquoi cette croissance internationale est-elle si rarement au rendez-vous chez nos startups ? Certains osent pointer notre manque d’ambition.

Un manque d’ambition favorisé par une aversion au risque. Une aversion encore renforcée par le fait que notre société tend à sanctionner économiquement et socialement la prise de risque. En tant que salarié, on fait son job et on est payé. En cas d’échec, le chômage est là pour amortir le choc, le temps de retrouver un emploi.

Un indépendant qui ose prendre des risques est souvent regardé d’un drôle d’œil. Fiscalement il n’est aucunement encouragé pour une telle prise de responsabilité. Par contre s’il échoue, il perd tout. Sans compter que la stigmatisation de la réussite est encore trop souvent présente.

Il est devenu indispensable de modifier notre attitude vis-à-vis de la réussite et de l’entrepreneuriat. Nous devons convaincre chacun que l’ambition est une qualité, qu’elle n’est aucunement un signe de prétention. Que réussir ne veut pas dire exploiter ou écraser les autres. Que l’initiative entrepreneuriale peut faire grandir la taille du gâteau.

La volonté de croissance et de réussite est aussi une preuve de générosité car elle bénéficie aux partenaires de l’entreprise, aux salariés qui perçoivent un salaire, et à qui, elle offre de nouvelles perspectives de carrière, et à toutes les familles qui en dépendent. The sky is the limit, chers compatriotes, osez être ambitieux.

Il est temps de se retrousser les manches

Cependant, il existe bien ci et là en Belgique des entreprises innovantes, avec du potentiel, des collaborateurs engagés et l’ambition de devenir un acteur de niveau mondial – le professeur allemand Hermann Simon les qualifie de «champions cachés» – mais ce qu’il nous manque, ce sont des start-ups prometteuses au potentiel et à la volonté de croissance rapide.

Eric Vermeylen (Voka) a étudié le phénomène dans son ouvrage Stille Kampioenen : "La croissance de ces entreprises est en moyenne 2,6% plus élevée que leurs concurrentes du secteur, elles réalisent un chiffre d’affaires 5% supérieur et ont en moyenne un retour sur investissement deux fois plus important".

Gert Bijnens, chercheur pour Vives, KU Leuven, l’affirme lui aussi dans Trends : "Nous ne résoudrons pas le problème de notre productivité faiblissante et la stagnation de notre économie avec plus d’indépendants. Il nous manque des stars, des héros, des entreprises qui secouent l’économie".

C’est à cette préoccupation que répond l’initiative de Pulse Foundation : BEyond. En collaboration avec Agoria, EY, Imec, Sirris et We Connect Data, BEyond entend identifier les meilleures scale-ups technologiques belges pour en faire des acteurs mondiaux.

Il s’agit d’une véritable ambition résolument orienté vers l’international, ce qui distingue BEyond des programmes d’accélération existants.

Une autre différence est que les scale-ups ne sont pas accompagnés par des consultants, mais bénéficient de l’expertise d’entrepreneurs belges et internationaux de grande envergure. Ces entrepreneurs s’engagent à libérer du temps, de l’énergie et à ouvrir leur carnet d’adresses. Aux scale-ups, ils disent : désormais vous n’êtes plus seuls !

Pulse Foundation joue ainsi pleinement son rôle dans le développement entrepreneurial de notre pays. La motivation n’est pas tant la réussite individuelle des 1.200 start-ups qui ont bénéficié d’un programme d’accompagnement cofinancé par la fondation, mais bien de contribuer à la prospérité de tous.

Pour Pulse Foundation le moment est venu de se retrousser les manches pour le maintien de notre prospérité et l’héritage que nous laisserons à nos enfants.

Dans le même ordre d’idées, EY soutient les entreprises innovantes dès leurs premiers pas par le biais de son programme EYnovation. Elle leur apporte son aide pour toute  question d’ordre stratégique, juridique et financière, quelle que soit leur phase de développement.

Cliquez sur ce lien pour découvrir l’ensemble des services d’EYnovation ainsi que l’actualité la plus récente et le calendrier des prochains événements et initiatives. Pour toute demande de renseignements, n’hésitez pas à contacter :