Luc Mohymont, Président de la CCW

Luc Mohymont, Président de la CCW

Ce 27 mars, s’est déroulé à Namur l’événement de « passation de présidence » de la Confédération Construction Wallonne (CCW), au cours duquel Jean-Jacques NONET (entreprise Nonet à Floreffe) a passé le flambeau à Luc MOHYMONT (entreprise EMAC Belgium à Jumet).

Ce fut l’occasion pour le ministre-président wallon, Willy Borsus, présent sur place, de décerner au président sortant la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold. Un geste fort, qui souligne l’importance que revêt le secteur de la construction aux yeux d’un Gouvernement wallon engagé dans plusieurs programmes d’investissements publics.

Au cours de son allocution, Jean-Jacques Nonet a souligné l’importance de se donner les moyens de répondre plus efficacement aux besoins des milliers d’entreprises du secteur, à la fois en optimisant les structures internes de la Confédération et en poursuivant une collaboration étroite avec les autorités publiques (gouvernement, SPW, Union des villes et communes…). Le président sortant a ainsi rendu hommage au ministre-président Borsus pour son écoute attentive des propositions du secteur en vue de dynamiser l’activité.

Jean-Jacques Nonet a par ailleurs regretté de ne pas avoir obtenu d’avancées suffisantes avec les syndicats : « Malgré mes contacts personnels sereins et empreints de respect avec nos partenaires sociaux, il reste encore du chemin à parcourir en vue de développer des pistes d’intérêts communs et d’organisation du travail au service des tous les travailleurs ». Avant de terminer sur une note positive au travers sa maxime préférée : « Meilleur après qu’avant ». Une belle manière de lancer Luc Mohymont dans sa nouvelle mission.

Amateur de challenges, Luc Mohymont vit ses passions intensément. En 2012, il reprend les entreprises EMAC Belgium avec son frère Micaël, et la magie opère toujours. Aujourd’hui un autre challenge se réalise : il devient président de la CCW. Luc Mohymont entend soutenir la réorganisation de la Confédération Construction au niveau fédéral, régional et local pour optimiser le service aux entreprises. Mais il devra aussi affronter les défis sectoriels (numérisation, transition énergétique, certification, circuits-courts, recyclage, besoins en main-d’œuvre…), tout cela dans un contexte de haute conjoncture, soutenue notamment par le Plan Infrastructures, par la rénovation énergétique, par l’Alliance Patrimoine-Emploi, et sans doute dès 2019 par le PWIS (plan wallon d’investissements) annoncé par Willy Borsus. « La reprise des recrutements et le retour des pénuries de travailleurs qualifiés nécessitera d’accélérer, selon Luc Mohymont, la réforme des outils d’enseignement et de formation professionnelle, l’alternance étant toujours une méthode plébiscitée par le secteur ».